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Émission «Expression directe» de la Confédération générale du travail Force ouvrière (CGT-FO) (5mn)
CCREFP
Mulot et Petit Jean s’offre la Rose de Vergy
L’entreprise dijonnaise reprend la fabrique artisanale de pain d’épices, dont les activités de confiserie et de salon de thé sont complémentaires des siennes. L’entreprise reprend les quatre salariés de l’entreprise cédée avec la promesse de maintenir l’entreprise dans les conditions actuelles.
Patrice Bouillot, Le Journal Du Palais De Bourgogne – du 12 au 18 juillet 2010, n°4194 – p.5
Bionetwork amène une petite révolution dans le médicament
La société dijonnaise a conçu une forme galénique sublinguale nouvelle qui ouvre, pour les laboratoires pharmaceutiques, de nouvelles perspectives. Une révolution qui permet d’augmenter considérablement la vitesse d’action de molécules.
Alexandra Caccivio, Le Journal Du Palais De Bourgogne – du 19 au 25 juillet 2010, n°4194 - p 5
IBV investit 150 millions d’euros dans le Nièvre
Le groupe belge implante à Sardy-lés –Epiry un pôle bois associant une centrale biomasse à une unité de sciage et de production de pellets. Le pôle devrait générait 120 emplois et 200 emplois indirects. Celui -ci devrait être opérationnel d’ici 2013.
A.C., Le Journal Du Palais De Bourgogne – du 19 au 25 juillet 2010, n°4194 - p 5
La sucrerie d’Aiserey démarre sa nouvelle vie.
Développement durable : c’est le maître mot des trois projets conduits à Aiserey, sur le site de l’ancienne sucrerie, où une trentaine d’emplois vont être crées d’ici un an. Trois ans après la fermeture de la sucrerie, le site reprend vie, grâce à la reconversion des infrastructures opérée aux prix colossaux. Le premier projet a permis de reconvertir les deux anciens bassins de décantation des eaux de la sucrerie en bassins de stockage pour constituer des réserves d’eaux. Le deuxième projet vise à reconvertir un ancien solo en moulin, dédié à 100 % à la farine Bio. Et enfin le troisième projet va permettre de reconvertir les bâtiments industriels de Secopulpe pour le traitement du miscanthus, une culture nouvelle implantée en Bourgogne.
Alexandra Caccivio, Le Journal Du Palais De Bourgogne – du 19 au 25 juillet 2010, n°4194 - p 5
Cap Vert, îlot de résistance
Les gendarmes se sont rendus hier à Cap vert pour constater que l’établissement était ouvert malgré l’interdiction municipale. C. Gonnet et ses salariés veulent poursuivre l’activité.
Le Bien public, 21 juillet 2010, p.8
Chalon-sur-Saône mise sur l'enseignement supérieur
L'installation de l'institut supérieur de la navigation intérieure (INSI) et la décentralisation de formations aux métiers de l'image de l'école de la CCI de Paris renforcent le premier pôle étudiant du département qui compte près de 400 étudiants. A terme, l'école d'infographie Aries 3D projette l'ouverture en 2011 d'un centre de formation.
Revue de presse CCI 71 - Le Journal Du Palais De Bourgogne - 19/7/2010 – p. 7
Chalon - Une nouvelle formation en septembre à l'IUT
Une section préparant au diplôme universitaire (DU) technicien en éco-énergies ouvrira, à la rentrée de septembre, à l'IUT de Chalon. La formation est ouverte aux titulaires d'un bac +2, ainsi qu'à certains salariés et demandeurs d'emploi. Elle est proposée en contrat de professionnalisation.
Revue de presse CCI 71 - Le Journal de Saône-et-Loire - 21/7/2010 - p 6
Saône-et-Loire : le mal-être des pharmaciens
La Saône-et-Loire compte 208 officines de pharmacie (densité inférieure à celle de la France). Leur répartition n'apparaît pas satisfaisante : trop d'officines au centre-ville et trop peu sur les territoires ruraux. Comme sur le plan national, elles subissent la crise et connaissent une perte de rentabilité. Enquête et état des lieux.
Revue de presse CCI 71 - Le Journal de Saône-et-Loire - 20/7/2010 - p 5
Aluze - tourisme : réhabilitation de la ferme d'Aubigny
La Ferme d'Aubigny (ndlr : sté Château d'Aubigny) va devenir un complexe agro-touristique de luxe et une vitrine bio, avec 90 emplois à la clef. Au cœur du projet, dont l'ouverture est prévue au printemps 2011 : un complexe hôtelier (un 4 étoiles et un hôtel plus grand public), un restaurant gastronomique et une rôtisserie, une ferme biologique, un gîte pour chevaux et un centre équestre. Le complexe comprendra un grand verger, plus de 10 ha de vignes (réhabilitation d'une cave voûtée) ainsi que diverses cultures de céréales et légumes et des espaces pour l'élevage d'animaux (chèvres, vaches, volaille...). Les produits biologiques du terroir seront vendus dans un magasin, situé sur place. Daniel Gogneau est le directeur du site qui a été acheté par Armen Eganyan qui possède plusieurs entreprises en Russie.
Revue de presse CCI 71 -Le Journal de Saône-et-Loire - 17/7/2010 - p 6
LE TOUR DE FRANCE SELON FO
La mobilisation est plus que jamais nécessaire. La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté le 22 juillet le projet de loi réformant les retraites. Toutes les mesures essentielles sont maintenues. La commission a validé l’article 5 relevant l’âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans entre 2011 et 2018. Elle a aussi adopté l’article 6 qui passe de 65 à 67 ans l’âge du départ sans pénalité même avec une carrière incomplète.
Les principaux amendements, et notamment ceux traitant de la pénibilité, ne seront examinés qu’au moment où le texte entrera à l’Assemblée nationale, à partir du 6 septembre. Rendez-vous le 7 septembre pour la journée de manifestation afin d’exiger le retrait du projet gouvernemental.
1. La commission des affaires
sociales de l’Assemblée se penche depuis le 20 juillet sur la réforme des retraites. L’affaire Woerth- Bettencourt n’a-t-elle pas occulté le débat ?
http://www.lavoixdunord.fr
http://www.lavoixdunord.fr
[...] C'est vrai qu'il est toujours délicat d'aller voir les salariés en vacances, d'autant que beaucoup d'entre eux, chez nous, ne peuvent pas se
payer de vacances très loin, admet Jean-Baptiste Konieczny. C'est pour ça qu'ils restent dans la région. [...] Alors, notre but n'est pas de perturber les gens. On ne veut pas les déranger. Nous
allons vers eux pour discuter, s'ils l'acceptent. [...] Sinon, on leur laisse juste une carte postale.
http://www.lavoixdunord.fr
http://www.lindependant.com
http://tempsreel.nouvelobs.com

→ FO et l'économie sociale n°10
À peine digérée (et heureusement!)
ramenée à de plus justes proportions l’adjonction de solidaire à l’Economie Sociale, (ce à quoi Force Ouvrière n’a jamais souscrit), voilà que resurgissent de nouveaux questionnements sur
l’Economie Sociale.
Certains revenants veulent en convoquer les états généraux ! D’autre veulent la régénérer au titre de l’entreprenariat social (quelques éléments de controverses figurent plus loin)
On ne peut s’empêcher de penser à Coluche « la France est championne du monde en politique intérieure
française »,
ou à Rabelais et à ses guerres picrocholines.
Heureusement, l’Economie Sociale vaut plus par l’engagement de ses militants et par la réussite de ses entreprises, que par sa capacité à pérenniser ses structures censées la fédérer et la
représenter.
René Valladon
Secrétaire Confédéral
Jean-Claude Mailly, secrétaire général du Force ouvrière, était l’invité du 18h de Public Sénat mardi 13 juillet, alors que le projet de réforme des retraites était présenté en conseil des ministres le même jour.
Ci-jointe la lettre datée du 8 juillet 2010 par Force Ouvrière au Ministre du Travail récapitulant l'analyse et les positions de Force Ouvrière sur le dossier retraites.
Monsieur Eric Wœrth
Ministre du Travail, de la Solidarité
et de la Fonction publique
127, rue de Grenelle
75007 Paris
Paris, le 8 juillet 2010
Monsieur le Ministre,
Au nom de la confédération Force Ouvrière, je tenais à vous faire part de nos positions au regard du dossier de la réforme des retraites que vous nous avez adressé et dont le projet de loi a été
rendu public.
Force Ouvrière refuse tout recul de l'âge de la retraite et toute nouvelle augmentation de la durée d'assurance et considère que cette réforme est injuste socialement et inefficace
financièrement. Initialement prévu en 2012, le dossier retraites est avancé en 2010 compte tenu de la crise de système que nous traversons et de la volonté affichée de réduire les dépenses
publiques et sociales. Autrement dit, la priorité gouvernementale est financière, dans le cadre d'une politique de rigueur, non sociale.
LE RECUL DE L'AGE LEGAL
Reculer l'âge de la retraite à 62 ans, qui plus est en l'augmentant de 4 mois par an, alors que les durées d'assurance sont comptabilisées en trimestres, ce serait faire travailler encore plus
les salariés pour rien : travailler toujours plus pour gagner toujours moins !
En fait, les salariés nés après le 1er juillet 1951 devraient travailler 4 mois de plus qui ne vaudraient que 3 mois d'assurance et ceux nés en 1952, 8 mois de plus qui ne vaudraient que 6
mois.
Pour Force Ouvrière, tout recul de l'âge légal est inacceptable. De plus, comment ne pas s'interroger sur la capacité du marché du travail à concilier recul de l'âge légal et insertion
professionnelle des jeunes lorsque 6 salariés sur 10 sont hors emploi au moment du passage à la retraite.
Comment ne pas redouter un transfert vers d'autres dispositifs sociaux, notamment l'assurance chômage ou l'invalidité : souvenons-nous qu'en 1982, avant la retraite à 60 ans, plus de 40% des
salariés étaient inaptes au travail avant l'âge légal de la retraite.
Par ailleurs, toutes les barrières d'âges seraient impactées : le taux plein (hors durée d'assurance) ne serait plus accordé à 65 ans mais à 67 ans. En sera-t-il de même pour le minimum
vieillesse ? Les salariés en situation d'extrême précarité (RSA, ASS…) y seraient maintenus deux années de plus ! Parmi les autres effets induits, figure également le cas des personnes
ayant racheté des trimestres et qui se trouvent, de fait, doublement pénalisées.
D'autre part, le gouvernement omet sciemment de rappeler que l'espérance de vie en bonne santé est de 63 ans pour les hommes, 64 ans pour les femmes et que tout report de l'âge de la retraite
tend à réduire l'espérance de vie globale.
LA RECONNAISSANCE DE LA PENIBILITE
La prise en compte de la pénibilité se ferait par le maintien de la retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée (maladie professionnelle ou
accident du travail produisant les mêmes effets) ont une incapacité physique supérieure ou égale à 20%. Incontestablement, cette proposition n'est pas à la hauteur des attentes et des besoins et
n'offre pas de réelle possibilité de départ anticipé avant 60 ans pour les salariés usés.
La reconnaissance médicale, à défaut d'un constat « professionnel », renvoie la charge de la preuve au salarié au lieu et place de l'entreprise. C'est inacceptable et ne résout en rien
les nombreuses difficultés que rencontrent aujourd'hui les salariés pour se maintenir au travail, faute de postes adaptés.
Nous vous rappelons que Force Ouvrière est demandeur d'un système mutualisé, sur la base d'une cotisation appliquée à toutes les entreprises, gérée paritairement et permettant de réels départs
anticipés.
L'EMPLOI DES SENIORS
L'aide à l'embauche des seniors demandeurs d'emploi, sous forme de « prime » égale à 14% du salaire brut qui serait accordée aux entreprises, présente un risque certain de dumping
social au détriment des jeunes demandeurs d'emploi. Elle s'inscrit dans une politique inefficace vis-à-vis de l'emploi, coûteuse et dangereuse d'exonérations de cotisations sociales patronales,
dénoncée y compris par la Cour des Comptes.
L'AUGMENTATION DES RECETTES
A de maintes reprises, Force Ouvrière a souligné son attachement à la recherche de ressources pérennes permettant de rééquilibrer les finances de nos régimes de retraite, à court et moyen
terme.
La confédération Force Ouvrière a d'ailleurs fait des propositions permettant d'équilibrer, rapidement, le régime d'assurance vieillesse et de garantir les droits des salariés. Cela passe par des
mesures de recettes supplémentaires et nécessite une réforme fiscale d'ensemble. Il y a de fait un lien entre la politique économique restrictive menée et l'aspect financement du dossier
retraites.
Les propositions avancées par le gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux et ne permettront pas d'envisager sérieusement le retour à l'équilibre financier en 2018. C'est ainsi que les 3,7
Md€ annoncés ne représentent même pas la valeur d'un point de cotisation (4,2Md€) et que la contribution des hauts revenus avec son apport limité à 0,4 Md€ est purement symbolique.
Toutes les mesures d'économie envisagées reposent quasi exclusivement sur les salariés, les revenus du capital étant faiblement sollicités.
Nous rappelons, par exemple, que Force Ouvrière n'est pas opposée à une augmentation de cotisations de sécurité sociale, voire de CSG sous condition d'un rééquilibrage de l'assiette de cette
contribution en direction des revenus du capital.
LES CONVERGENCES PUBLIC/PRIVE
Le taux de retenue du secteur public serait aligné sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55%), en l'étalant sur 10 ans. Cette augmentation du « taux fictif » de cotisation se
traduirait par une nouvelle perte de pouvoir d'achat des agents publics, s'ajoutant aux pertes accumulées depuis une décennie. L'augmentation des cotisations réduisant le pouvoir d'achat risque
de briser une croissance fragile.
De même, la fermeture du dispositif de départ anticipé sans condition d'âge pour les parents de 3 enfants ayant 15 ans de service, annoncée à compter de 2012, est inacceptable alors que l'on sait
qu'en 2004 seules 44% des femmes avaient validé une carrière complète.
L'application de la même règle d'obtention du « minimum garanti » que dans le secteur privé conduirait ces fonctionnaires à justifier de tous leurs trimestres ou à attendre l'âge d'annulation de
la décote pour pouvoir bénéficier du minimum garanti.
Toutes ces mesures, présentées sous couvert d'équité, n'ont qu'un but : rapprocher toujours plus les règles des régimes publics et privés, en vue de les fusionner plus aisément le moment
venu et de remettre en cause une conception républicaine de la fonction publique, ce qui serait l'objet d'une réforme dite systématique ou de convergence public/privé. A cet égard, l'article
créant un comité de pilotage, tant par sa composition que ses missions, est lourd d'inquiétude.
L'AMELIORATION DE LA COUVERTURE DES JEUNES CHOMEURS
Le nombre de trimestres validés par la solidarité (FSV) lorsqu'une personne est au chômage non indemnisé serait augmenté de 50 % (passage de 4 à 6 trimestres). Si cette mesure va dans le bon
sens, encore faut-il que le demandeur d'emploi ait cotisé au préalable au régime général, faute de quoi il n'y aura pas de validation.
Aussi, l'affirmation du gouvernement selon laquelle plus de 6 000 personnes pourraient bénéficier de la mesure laisse perplexe : en 2009, seulement un millier de personnes ont bénéficié
de ces 4 trimestres à la CNAV.
AMELIORER LA RETRAITE DES FEMMES
Pour que le congé maternité ne fasse plus baisser la pension, l'indemnité journalière perçue pendant le congé maternité serait désormais intégrée dans le salaire de référence pour le calcul de la
pension. Cette mesure symbolique, qui à l'évidence ne peut s'appliquer qu'aux grossesses futures, ne concerne pas la prise en charge des cotisations retraite.
Si la retraite des femmes est notoirement inférieure à celle des hommes, nous avons eu maintes fois l'occasion d'en exprimer les raisons. Ce n'est pas cette mesure ou les sanctions promises aux
entreprises qui ne font pas de diagnostic de situation en matière d'inégalités salariales qui y porteront remède.
LES RETRAITES AGRICOLES
Le gouvernement entend faciliter l'obtention par les femmes exploitantes agricoles du bénéfice de la revalorisation du minimum de pension agricole, par un assouplissement des conditions d'accès à
ce dispositif. De même, il veut changer les règles du minimum vieillesse pour que les agriculteurs ayant peu cotisé puissent avoir au moins 709 € de revenus au titre de la retraite pour une
personne seule.
Si Force Ouvrière n'entend pas alimenter les polémiques stériles opposant les générations ou les publics de retraités, nous ne pouvons rester muets devant ces mesures. Il est clair que, pour les
retraités exploitants agricoles comme pour les autres catégories de la population, Force Ouvrière exige un revenu de remplacement décent. Pour autant, cet engagement solidaire ne doit pas
conduire à accroître des dérogations entre citoyens en matière de recouvrement sur succession. Il ne faudrait pas, pour corriger des inégalités, en créer d'autres.
L'EQUILIBRE DES 2018
Les déficits accumulés durant cette période seraient intégralement transférés à la caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES), qui aurait la propriété des actifs et des ressources du
Fonds de réserve pour les retraites. Le FRR resterait le gestionnaire de ces actifs et de ces ressources, pour le compte de la CADES.
La nature du FRR serait ainsi changée. De fonds de réserve, il deviendrait fonds de garantie et pourrait à ce titre être sollicité partiellement ou intégralement autant que de besoin. Il y a bien
là détournement d'objet du FRR : on diminue comptablement la dette et l'on peut vider le FRR au détriment des générations futures !
« Le retour à l'équilibre dès 2018 ». Ce genre d'affichage est commun à toutes les « réformes » des retraites qui nous ont été imposées depuis 1993, mais aucune n'est parvenue
à assurer l'équilibre et nous doutons fortement que celle-ci y parvienne. On mélange les ressources nouvelles, les économies escomptées, l'hypothétique basculement de l'UNEDIC vers la CNAV mais
aussi « l'effort de l'Etat » qui n'est en fait que la prise en compte, comme « ressource », de la contribution de l'Etat à l'équilibre du régime de pension des
fonctionnaires.
Aussi, en regardant objectivement ce tableau d'équilibre à l'horizon 2020, plus de 50% des réalisations seraient imputables aux amputations des droits des salariés des secteurs public et
privé ; a contrario près de la moitié du déficit n'est pas réellement financée.
Cette situation est inacceptable. Ainsi, par un tour de passe-passe, on assimile 15,6 milliards d'euros par an du budget de l'Etat destinés à honorer ses engagements, à un effort sur les
retraites ; bref on transforme une dette en recette.
Force Ouvrière porte donc un jugement très sévère sur cet avant projet de loi qui ferait porter la quasi-totalité des efforts sur les salariés, qu'ils soient des secteurs privé ou public et
n'apporterait pas les ressources indispensables à l'équilibre de nos régimes de retraite.
Par ailleurs, la confédération Force Ouvrière considère que la pérennité de notre système de retraite par répartition n'est nullement assurée par le projet de loi. La question des retraites est
un choix de société : quelle place et quel financement le gouvernement veut-il lui réserver ? Il est évident qu'en faisant le choix d'un recul du bénéfice de la retraite, les pouvoirs
publics entendent imposer une politique de restriction sociale. Cela concerne celles et ceux qu'on appelle les seniors et toutes les jeunes générations, qui n'ont par ailleurs aucune garantie
d'avenir.
Force Ouvrière demande donc le retrait de ce projet, néfaste et contraire aux intérêts des salariés.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes respectueuses salutations.
Jean-Claude Mailly
Secrétaire général
Selon le document d'orientations budgétaires pour 2011-2013, entériné par un vote mardi à l'Assemblée nationale, le service public de l'emploi
devrait faire les frais d’une rigueur qui ne dit toujours pas son nom.
Quelques
produits ont été cédés sur appel d’offres à des repreneurs. Ils sont venus s’installer sur l’ancien site. Le premier, arrivé en 2006, est Champion photochimie, une entreprise canadienne
spécialisée dans la fabrication des bains. Il a signé un contrat de 3 ans extensible à 5 ans avec Kodak, qui lui fournit 95% de son activité.
«À l’époque, 107 salariés sont passés de Kodak à Champion, explique Antonio Batista, délégué syndical FO de Champion. Le transfert s’est fait à la baisse, on a dû négocier pour garantir le salaire et l’ancienneté.» Si la photo amateur s’est écroulée, le cinéma et les arts graphiques se portent bien. Mais la production est gérée par la filiale espagnole de Champion. C’est elle qui en trois ans a engrangé 2 millions d’euros de bénéfices nets. Kodak a pour sa part empoché 7 millions d’euros.
Le contrat de 3 ans terminé, Kodak a commencé à baisser ses tarifs et ses commandes. «On a eu 9 licenciements en 2008 et 19 en 2009, poursuit-il. L’idée de Kodak c’était de sous-traiter la production française à Champion pour que ça lui coûte moins cher. En parallèle, la production des usines Kodak de Russie, de Chine et d’Allemagne a augmenté.»
En 2010, le contrat n’a pas été renouvelé. Champion a été placé en redressement judiciaire en mai dernier. Les 80 salariés ont été licenciés fin juin, sans avoir jamais vu leur patron, volatilisé. Kodak aussi joue aux abonnés absents. «Ces derniers mois, on a mené plusieurs actions, on a fait un droit d’alerte, tout a été prémédité, dénonce le délégué syndical. Champion s’arrête après avoir engrangé ses bénéfices et Kodak peut récupérer son activité sans avoir eu à licencier. Au final, tout est pris en charge par AGF. Avec leurs magouilles, on finance nos propres licenciements.» Une autre entreprise, La Mesta, est dans la même situation.
Les salariés ont le soutien des élus locaux. Le président du Conseil général Arnaud Montebourg a demandé à l’Etat d’engager des poursuites judiciaires. Force Ouvrière et la CGT ont lancé une action aux prud’hommes. «Le contrat de cession est frauduleux, alors d’après le code du travail nous appartenons toujours à Kodak, on espère pouvoir faire annuler les licenciements», ajoute Antonio Batista. Les plaidoiries auront lieu le 16 décembre.
Suite à l’appel de l’Union des syndicats de la Seine, manifestation grandiose des ouvriers parisiens contre la guerre, sur les grands boulevards et dans les quartiers populaires. L’effervescence grandit au fur et à mesure que la menace de guerre se précise L’immeuble du journal Le Matin est gardé par un cordon d’agents. Violentes charges de police contre les manifestants qui parcourent les rues parisiennes, en chantant « l’Internationale » et en criant « Vive la paix. À bas la guerre ».
Lettres d'information de Force Ouvrière
↓ Contre la pandémie sociale
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