Force Ouvrière de Côte d'Or

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LE FUTUR GOUVERNEMENT ATTENDU AU TOURNANT

Publié le 3 Mai 2007 par UDFO21 in AFOC 21

 
La Confédération FO a tenu mardi à afficher son indépendance vis-à-vis des contingences politiques. Pour son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, les revendications des salariés ne se construisent pas en fonction du résultat des élections.

 

Quelle que soit la couleur de la future majorité présidentielle, elle aura à répondre aux attentes manifestes : emploi, pouvoir d’achat, services publics, protection sociale (retraite, Sécu…). Lesquelles se sont de nouveau exprimées le 1er mai, journée internationale de revendications et de solidarité des travailleurs.

«Avoir dit les choses avant» permet de dire ensuite «on n’est pas d’accord» sinon «comme le dit un vieil adage populaire : "qui ne dit mot, consent", a lancé mardi Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, devant quelque 200 militants à Lille (Nord). Histoire de prendre date après les élections. Sur le pouvoir d’achat du public et du privé, le prochain gouvernement devra «annoncer la couleur sur la hausse des salaires des fonctionnaires, au plus vite, et au 1er juillet du SMIC, «sans compter la grille de salaires», a rappelé, le leader de FO. À propos des retraites, il va falloir, a averti Jean-Claude Mailly, «bloquer les compteurs» lors du rendez-vous prévue 2008 par la loi Fillon sur les retraites qui envisage d’aligner tout le monde à 40 ans de cotisation, puis 41 ans en 2012, puis à 42, et ainsi de suite. Réagissant aux possibles mesures qui pourraient être prise dès l’été – par exemple une remise en cause du droit de grève via une loi sur le service minimum – il a prévenu que si «ce n'est pas une période évidente pour mobiliser», il sait «par expérience, qu'il y aurait à un moment donné un effet boomerang».

Ces mises en garde, qui concernent les questions sociales et syndicales, ne doivent pas être interprétées comme une prise de position politique, au sens d’un appel à soutenir un candidat ou un programme. «Nous avons une conception exigeante de l'indépendance syndicale: on ne donne pas de consigne de vote pour être totalement libre de notre action, de notre comportement et de nos jugements face à un gouvernement quel qu'il soit et parce que nous ne confondons pas dans une démocratie le rôle d'un syndicat et d'un parti politique» a rappelé ainsi Jean-Claude Mailly. Lors des rassemblements et des cortèges à Lille, comme à Paris ou ailleurs en France, il n’y avait «pas de slogan politique» scandés par les militants ou sympathisants FO.

 

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