Force Ouvrière de Côte d'Or

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LE PRÉSIDENT DÉCIDE L'«ABROGATION TOTALE DES DÉCRETS ROBIEN»

Publié le 14 Juin 2007 par UDFO21 in FO Enseignement

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Education nationale


L’annonce de M. Sarkozy d’un enterrement des textes sur les décharges horaires et la bivalence des professeurs a soulagé leurs syndicats. Cependant, l'ouverture d'un nouveau chantier suscite la prudence de FO.

Pour marquer «l'importance» qu’il veut accorder à «l'amélioration du système éducatif, dont il fait une de ses grandes priorités», le président Nicolas Sarkozy a reçu lundi dernier à l’Elysée l’ensemble des organisations syndicales de l’Education nationale. A l’occasion de cette table ronde, il leur a annoncé «l’abrogation totale des décrets Robien» sur le métier d'enseignant.

Publiés peu de temps avant le premier tour de l’élection présidentielle, ces textes devaient allonger sans contrepartie le temps de travail des profs, via notamment la suppression des décharges horaires et l’instauration de la bivalence (enseignement de deux matières). Ils avaient provoqué alors la réaction de tous les syndicats du monde enseigant, qui avaient mobilisé entre 30 % et 50 % de grévistes les 18 décembre et 8 février (voir notre article du 24 janvier 2007). A l’issue de la réunion à laquelle participaient le Premier ministre François Fillon et le ministre de l'Education Xavier Darcos, les syndicats se sont dits soulagés par cette abrogation.

Prudente, la fédération FO a simplement pris acte de l’annonce de M. Sarkozy qui «répond à la demande de tous les professeurs et à l’exigence commune de tous les syndicats». «On a été entendu, c'est positif», a commenté plus enthousiaste Gérard Aschieri, (FSU). «Nous sommes satisfaits car les décrets ont empoisonné la vie des enseignants», a déclaré de son côté Patrick Gonthier (UNSA).

Une vaste concertation sur le métier d’enseignant doit prochainement s’ouvrir sous la houlette du ministre de l’Education nationale M. Darcos qui lui ne semble pas vouloir abandonner l’idée de rediscuter de la bivalence avec les syndicats. Au lendemain de la réunion de l’Elysée, celui-ci a affirmé en effet que le projet en soi ne devait pas être rejeté et qu’il fallait continuer «à explorer cette piste». Car, a-t-il expliqué, un enseignant capable d'enseigner deux matières aura, «une carrière plus variée, (…) il sera utile lorsqu'il y a des flottements dans les emplois du temps». De quoi susciter la prudence.

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