Force Ouvrière de Côte d'Or

Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Côte d'Or,2 rue Romain Rolland,Téléphone : 03 80 67 11 51, Fax : 03 80 67 01 10, E-mail : udfo21@force-ouvriere.fr, 21 000 DIJON

LA «DÉLIBÉRATION SOCIALE» S’ANNONCE COMPLIQUÉE

Publié le 19 Juin 2007 par UDFO21 in AFOC 21

 L'Union Départemental FO 21 2 rue Romain Rolland 21000 Dijon vous informe :

Patronat-syndicats

Les leaders des confédérations (FO, CFDT, CFTC, CGC, CGT) rencontrent aujourd’hui leurs homologues patronaux pour ouvrir des négociations, notamment sur le contrat de travail.

Les leaders du patronat (MEDEF, CGPME et UPA) et des confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC) doivent se rencontrer cet après-midi au siège du MEDEF afin de fixer un cadre, une méthode et un calendrier pour des négociations sur l’assurance-chômage, la «sécurisation des parcours professionnels» et le contrat de travail. Au préalable, ils discuteront de l’«état des lieux» issu des trois groupes de travail sur ces thèmes installés en octobre 2006 dans le cadre de la «délibération sociale» (voir notre article du 24 octobre 2006).

Ces «négociations s’annoncent compliquées. Nous sommes sur des terrains extrêmement complexes avec parfois de véritables fossés entre les positions des uns et des autres», a expliqué Jean-Claude Mailly dans un entretien publié ce matin dans les colonnes du Figaro avant d’ajouter : «sur le contrat de travail par exemple, la marge est très étroite. Nous, nous n’acceptons pas la notion de rupture à l’amiable, qui priverait le salarié de tout recours» juridique. Cette «séparabilité» est inspirée du consentement mutuel du droit civil (divorce) dont Laurence Parisot (MEDEF) voudrait agrémenter le Code du travail. Tous les syndicats sont pour l’instant hostiles à ce que d’aucuns appellent le licenciement-minute. À travers cette négociation, ils veulent, au contraire, renforcer les droits des salariés lors des licenciements (formation, indemnisation du chômage, complémentaire santé, etc.).

Par ailleurs, les syndicats sont également opposés au contrat unique et à la fusion ANPE-UNEDIC souhaités par le gouvernement. Alors que sur ces deux dossiers, les positions des organisations patronales iraient a priori dans le même sens, le Premier ministre les a prévenus qu’il reprendrait la main s’ils ne proposaient pas rapidement des pistes de réforme. Le gouvernement a fait comprendre qu'il pourrait revenir à l'initiative, par exemple sur la question du "contrat unique", si les partenaires sociaux ne parviennent pas à s'entendre rapidement sur une réforme.

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