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L'Union Départemental FO 21 2 rue Romain Rolland 21000 Dijon vous informe :
SOURCE : LE MONDE | 17.07.07 | 15h46 |
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n crédit pour vos dépenses de santé ou de bien-être." Assureurs et organismes de crédit à la
consommation ont trouvé un nouveau slogan. Depuis quelques semaines, Swiss Life et Sofinco ont ainsi lancé "Swiss Créditsanté", une réserve d'argent
pouvant aller jusqu'à 4 000 euros afin, disent-ils, de "se soigner sans attendre" et de financer soins dentaires,
optiques, prothèses auditives, etc. "Cette offre permet aux assurés de financer leurs dépenses de santé restant à leur charge après le remboursement de la Sécurité sociale
et/ou de leur complémentaire santé", explique l'assureur. Ce crédit est remboursable à un taux d'intérêt effectif
global (TEG) de 5,90 %, avec des mensualités à partir de 20 euros par mois. Et, pour ses dépenses de "bien-être", le souscripteur peut même emprunter
jusqu'à 8 000 euros pour acheter des produits de parapharmacie ou partir en "séjour de remise en forme".
Cetelem s'est également lancé sur ce nouveau marché avec un crédit appelé "santé bien-être". "Lunettes, cure de thalassothérapie, chirurgie esthétique, spa, solarium, nous vous accompagnons dans tous ces projets personnels", explique l'organisme de crédit sur son site Internet. De 4 000 à 40 000 euros, ce prêt est remboursable sur 4 à 48 mois à un taux variant de 3,90 % à 8,90 % selon le montant et la durée demandés. "Ce type de crédit, c'est un pas de plus vers la marchandisation de la santé", dénonce Jacques Monpin, de l'UFC-Que choisir, interrogé jeudi 12 juillet par l'AFP. Rappelant que "les crédits consommation et revolving sont les principales causes de surendettement", il juge "dramatique que des gens puissent se retrouver surendettés parce qu'ils auraient des crédits sur le dos pour payer des soins". Même inquiétude du côté du Collectif interassociatif d'usagers de la santé (CISS). "Le problème de fond n'est pas que les assureurs ou les banques proposent ce genre de crédits, mais qu'on soit amené à mettre ce type de produits sur pied parce que les restes à charge, notamment pour le dentaire et l'optique, ne font qu'augmenter, même pour les gens qui ont des mutuelles", souligne Marc Morel, directeur du CISS. En surfant sur Internet, on découvre également qu'"Estetika Tour", par exemple, propose des interventions de chirurgie esthétique en Tunisie en renvoyant sur le site des Assurances générales de France (AGF) pour trouver un financement. Et pour payer moins cher un implant ou une prothèse dentaire, il reste aussi le tourisme médical, thématique de plus en plus souvent abordée sur les forums santé. Les propositions pour obtenir des tarifs "jusqu'à 60 % inférieurs à ceux pratiqués en France", en partant, notamment, en Hongrie se multiplient.
Sandrine Blanchard
Article paru dans l'édition du 18.07.07.
Commentaire de l'Union Départementale FO de Côte d'Or : Demain nos enfants vont-ils venir au monde en s'endettant pour leur santé ? Pour les assureurs, notre santé est un marché comme un autre et de plus très lucratif.
Pour FO, nous restons partisans et très attachés à une sécurité sociale solidaire et égalitaire par opposition à une médecine à 2 ou 3
vitesses.
NON à une Médecine pour les riches, NON à une Médecine pour les Pauvres !!!
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