Force Ouvrière de Côte d'Or

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LOGEMENT: TRISTE ÉTAT DES LIEUX !

Publié le 23 Août 2007 par UDFO21 in AFOC 21

afoc21_rue_r.rolland.gifForce Com n°38 - juillet 2007

Le logement, élément essentiel de notre cadre de vie, est une priorité pour l'AFOC. Elle mène dans ce domaine une activité d'information, de formation et de conseil auprès de ses membres adhérents et affiliés.

Sur la centaine d'appels reçus par semaine, 60% sont relatifs aux logements sociaux, 30% aux logements privés, 10% aux logements en co-propriété. En 2006, les élections des représentants des locataires aux conseils d'administration des organismes HLM ont vu une forte progression de l'association, avec 132 sièges d'administrateurs, soit une progression de plus de 24% en nombre de sièges et de 18,4% en nombre de voix. C'est bien sûr le résultat de l'engagement et de l'implication exemplaire des militants sur le terrain. Renforcée par cette représentativité accrue, l'AFOC doit amplifier son combat.

 

Comme l'a souligné Jean-Claude Mailly lors de la dernière assemblée générale, elle doit «défendre les droils des locataires contre fes nousses de foyers et de charges, pour des installations sûres et un environnement où il fail bon vivre. Au niveau national, l'AFOC exigera que soient réunies les tondilions de la mise en plate d'un droit au logement opposable effectif.»

 

Le droit au logement est inscrit à l'article 25-1 de la déclaration des droits de l'homme du 10 décembre 1948: «Toute personne a droit a un niveau de vie suffisant pour assurer son bien-être et [...] son logement». A l'Etat de garantir le droit opposable au logement et de mettre en place une politique efficace en faveur des plus démunis, et sur le long terme!

 

L'AFOC dénonce depuis longtemps l'action des pouvoirs publics, loin d'être à la hauteur des enjeux, compte tenu du retard pris en la matière. Elle a alerté sur l'insuffisance criante de logements sociaux. L'association réclame un doublement de la construction de ces logements sur 5 ans. Il en faudrait 900.000 au minimum, bien plus que les 500.000 annoncés dans le plan de cohésion sociale. Il faut enfin obtenir une réelle application des sanctions pour les communes qui ne respectent pas le seuil de 20% de construction de logements sociaux, inscrit dans la loi «solidarifé et renouvellement urbain».

 

Compte tenu des prix prohibitifs de l'immobilier, l'achat du premier logement est de plus en plus difficile. La réduction d'impôts sur les intérêts d'emprunt, décidée par le nouveau gouvernement, peut encourager l'aspiration légitime à l'accession à la propriété, mais cette mesure risque d'entretenir la spirale infernale de la hausse de l'immobilier. L'AFOC préférerait une aide à la pierre très fortement revalorisée et des aides personnalisées.

 

Dans ce contexte de pénurie, un nombre croissant de ménages est en attente d'un logement social (un million de demandes). Le loyer ainsi que les factures d'eau, d'électricité et de gaz, grèvent fortement le budget des ménages. Pour être compatibles avec leurs ressources, le loyer et les charges ne devraient pas dépasser 20% au maximum des revenus.

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