Force Ouvrière de Côte d'Or

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La réaction de la base, sera à n'en pas douter un enjeu clef pour l'avenir de la CGT !!!

Publié le 15 Novembre 2007 par UDFO21 in AFOC 21

L'Union Départementale FO de Côte d'Or vous  communique : " La stratégie de la CGT à l'épreuve du mouvement social "
Source LES ECHOS du [ 15/11/07  ]
L. C. ET L. DE C.



En s'engageant personnellement pour trouver une issue au conflit sur les régimes spéciaux, le secrétaire général de la CGT a pris des risques pour préserver le rééquilibrage de sa centrale en faveur du privé. La fédération des cheminots n'est pas forcément sur la même ligne.

Le coup de poker que la CGT a tenté mardi s'est révélé payant. Pour l'instant. En proposant que les négociations se déroulent désormais dans les entreprises, à condition que le gouvernement y participe, la centrale de Bernard Thibault est apparue comme celle qui a permis de trouver la solution pour sortir par le haut du conflit sur la réforme des régimes spéciaux. Mais la partie est loin d'être gagnée, car le leader syndical va devoir en gérer les retombées en interne.

Jusqu'à avant-hier, la confédération de Bernard Thibault se trouvait dans une position apparemment de force, l'aménagement de la décote par le gouvernement n'ayant pas permis de rompre l'unité syndicale. Mais l'exécutif avait multiplié le week-end les déclarations pour signifier qu'il irait jusqu'au bout du bras de fer. La posture était classique mais s'inscrivait dans un contexte particulier : la confirmation que l'opinion publique n'adhérait toujours pas à la contestation sociale, contrairement à 1995 ou au CPE.

Le discours de la CGT sur la nécessité de combattre la réforme des régimes spéciaux pour empêcher une remise en cause de l'ensemble des retraites ne passait décidément pas. Avec le risque de mettre à bas tous ses efforts pour rééquilibrer l'organisation en faveur du secteur privé, sans parler du risque d'enlisement du conflit. La situation était d'autant plus délicate pour Bernard Thibault que l'image de la CGT s'est plutôt dégradée cette année, selon le sondage que réalise pour elle CSA tous les ans en septembre. Sondage que la confédération n'a pas publié cette fois-ci...

Applaudissements

L'appareil cégétiste semble donc avoir compris l'enjeu. C'est en tout cas ainsi que l'on peut interpréter les applaudissements qui ont conclu la réunion d'explication à laquelle Bernard Thibault a convoqué, hier, l'ensemble des fédérations de la CGT. Il s'y était rendu avec les secrétaires généraux des trois fédérations avec lesquels il avait élaboré la veille le scénario de sortie de crise : Frédéric Imbrecht, de l'énergie, Paul Fournier, des transports, et Didier Le Reste, des cheminots.

Mais cet affichage ne doit pas tromper. Certes, les cégétistes de la SNCF ont semblé ces derniers temps arrêter la surenchère avec leur challenger SUD-rail et rejoindre la ligne confédérale : ils ont appelé le 18 octobre à une grève franche et non pas à une grève reconductible ; le préavis du mouvement qui a démarré hier prenait soin d'élargir ses motivations aux salaires, à l'emploi et au redressement du frêt plutôt que de demander l'abrogation de la réforme.

Mais l'affirmation, hier, par Didier Le Reste qu'il persistait à vouloir modifier les principes même de la réforme en cas de négociations avec la SNCF, semble indiquer qu'il pourrait reprendre sa liberté d'expression vis-à-vis de la confédération. La façon dont va se dénouer le conflit, et en particulier la réaction de la base, sera à n'en pas douter un enjeu clef pour l'avenir de la CGT.

 
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