Force Ouvrière de Côte d'Or

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LA PETITE PHRASE DE M. SARKOZY - 100108

Publié le 10 Janvier 2008 par UDFO21 in AFOC 21

 

Lors de sa conférence de presse hier, l’hôte de l’Elysée a souhaité la fin des 35 heures en 2008. Ce qui a provoqué un nouveau tir de barrage syndical.

undefined«Souhaitez-vous que 2008 soit la fin, au moins réelle, des 35 heures?».
 A cette question posée mardi lors de sa conférence de presse, le locataire de l’Elysée, Nicolas Sarkozy a répondu: «pour dire les choses comme je le pense, oui». 
Si l’exécutif n’a cessé tout au long des derniers mois de s’en prendre aux 35 heures, source, selon lui et le patronat, de tous les maux économiques et sociaux de France et de Navarre, c’est la première fois que l’intention est exprimée aussi clairement (voir notre article du 8 janvier). M. Sarkozy n’a pas précisé quel serait la nouvelle durée légale du travail. La fin des 35 pourrait alors laisser place à un no man’s land juridique où le temps de travail n’obéirait qu’au plafond des 48 heures hebdomadaires, norme européenne. Un temps de travail à la carte (ou à la tâche) imposé par l’employeur, plus que jamais maitre chez lui. Les syndicats ont renouvelé hier leur tir de barrage contre une telle perspective.

«Si l'Europe doit protéger, s'il faut des normes, s'il faut effectivement lutter contre le dumping social, il faut notamment abandonner la remise en cause de la durée légale du travail et l'introduction de "l'opt out" (droit à dépasser la durée légale pour l'employeur)», a souligné FO, qui «n'acceptera pas la remise en cause de la durée légale du travail». Cette «attaque en règle» des 35 heures «relève beaucoup plus du procès idéologique que d'une réalité économique», a réagi la CFDT, avant d’ajouter, «s'il s'agit de la fin de la durée légale du temps de travail, c'est une remise en cause des heures supplémentaires, de leur rémunération majorée et donc du "travailler plus pour gagner plus"». Selon la CGT, le slogan présidentiel est désormais «travailler plus longtemps, plus vieux et gagner moins».


Face au tollé provoqué par la petite phrase élyséenne, Henri Guaino, un conseiller de M. Sarkozy, a temporisé. Il a assuré que l’exécutif «ne voulait pas supprimer la durée légale du travail» de 35 heures, mais simplement permettre d'y «déroger» par des accords collectifs. «La durée légale restera à 35 heures, mais il sera possible branche par branche, entreprise par entreprise, avec des accords majoritaires (...) de déroger à cette règle». En l’absence d’accord, les 35 heures s’appliqueraient automatiquement. Il a rappelé qu’il «y aura une discussion sur le sujet avec les partenaires sociaux», avant de «mettre ça dans un texte de loi», prévu «pour cette année». Lequel serait applicable à partir du 1er juillet, d’après Matignon. D’ici là, un bras de fer avec les syndicats n’est pas exclu. Vu les «facteurs de tension» que représentent les 35 heures et le dossier des retraites, Jean-Claude Mailly (FO) a d’ores et déjà prédit un «deuxième trimestre hard» pour le gouvernement.

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