Force Ouvrière de Côte d'Or

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Parlez de vos syndicats! - 260108

Publié le 26 Janvier 2008 par UDFO21 in AFOC 21

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/// Secteur Formation syndicale


Valladon René
Formation des militants - Développement - Jeunes - Économie sociale - Commissions de délimitation et des conflits

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PHILIPPE SÉVÈRE, 
OUVRIER CHEZ JELD-WEN À EAUZE, DANS LE GERS
 

 

Je travaille au montage des blocs portes de rénovation, chez Jeld-Wen, qui fabrique des portes techniques de toute sortes, comme les portes en plomb pour les cabinets de radiologie, ou les portes coupe-feu dans les hôpitaux, qui se ferment automatiquement en cas d’incendie.

La société a lancé une nouvelle gamme, les portes «groove» avec des décorations en relief réalisées par des machines à commande numérique.

L’entreprise existe depuis les années 1960. C’était une société familiale, qui s’appelait France Portes, mais elle a été rachetée en 2000 par Jeld-Wen. En 2003, une restructuration a commencé. Il y avait quatre sites. Celui de Mulhouse a fermé et cent vingt personnes ont été licenciées en 2004.

Je travaille dans l’entreprise depuis vingt ans. On est deux cents salariés. Actuellement, il n’y a plus de menace sur l’emploi. Mais il y a eu des licenciements économiques, à l’administration. Notre site est divisé en deux sociétés. Une est chargée de la production, l’autre de l’administration pour les trois sites du groupe, avec les commerciaux et les services comptables. À la restructuration du groupe, en 2003, l’entreprise a perdu dix millions d’euros par an pendant trois ans. Les commerciaux ont été licenciés et on a donc perdu des parts de marché. Avant, on travaillait avec des stocks. Maintenant, c’est le flux tendu, donc les horaires sont aléatoires.

Aujourd’hui, notre problème le plus important est celui des salaires. Pendant toute la période qui a suivi la restructuration, les augmentations de salaires étaient au minimum. Après, on a eu des primes d’intéressement, mais avec de tels critères que, sur notre site, on n’a rien touché. On a fait une action il y a trois mois, surtout à cause de ces primes d’intéressement. On a réclamé 400 euros. On a obtenu cent euros à la fin du mois avec un réajustement des critères de l’intéressement qui devrait nous permettre de toucher plus en janvier. On devrait avoir un intéressement de 6% à 7% du brut, ce qui fait pratiquement un treizième mois pour un smicard. L’action qu’on a engagée, c’est une grève des heures supplémentaires. Avec ça, on les tenait un peu, parce qu’ils ont des carnets de commande qu’ils doivent tenir. Avec le flux tendu, les livraisons auraient dégringolé. La grève aurait très suivie, mais en fait, la menace a suffi. Quelques uns ont refusé les heures supplémentaires et le patron a préféré ne pas programmer la production prévue pour ne pas subir un échec.

FO est le seul syndicat sur le site. Il a été créé en 2003, quand est tombée la restructuration, et on a repris le comité d’entreprise quand l’ancien a démissionné. On s’est formé à l’Union départementale, qui nous a bien aidé pour constituer le syndicat. La fédération du bâtiment nous a expliqué les conventions collectives et j’ai participé aux commissions où ces questions sont débattues.
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