Force Ouvrière de Côte d'Or

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RÉSOLUTION DU COMITÉ CONFÉDÉRAL NATIONAL DE FORCE OUVRIÈRE - 220208

Publié le 22 Février 2008 par UDFO21 in AFOC 21

L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR COMMUNIQUE :

(La résolution sera diffusé par un article chaque jour) 


 RETRAITES 

La CGT FO réaffirme sa détermination pour le maintien du droit effectif au départ à la retraite à 60 ans à taux plein. Le CCN de la CGT FO exige également de garantir et de revaloriser nettement le niveau de pensions et retraites, à commencer par le minimum vieillesse et le minimum contributif.

Ce droit à la retraite à 60 ans passe par le blocage de la durée de cotisation à 40 ans.

Le CCN de la CGT FO conteste toute nouvelle augmentation de la durée de cotisation (passage à 41 voire 42 années) requise pour accéder au droits à la retraite, présentée, entre autres, comme simple corollaire de l’allongement de l’espérance de vie.

Le CCN de la CGT FO confirme ainsi en particulier les revendications: d’un minimum de retraite à 100% du SMIC pour le privé et au minimum de pension pour la fonction publique; du retour à l’indexation des pensions et des coefficients de revalorisation sur les salaires; de l’ouverture d’un droit à une cessation anticipée d’activité au titre de la pénibilité du travail; de la revalorisation des pensions de reversions; du maintien des bonifications pour enfants et de la suppression de la décote.

Le CCN de la CGT FO affirme que le financement du maintien du droit à la retraite à 60 ans et du blocage des compteurs à 40 ans est économiquement réalisable. Il suffit de choisir délibérément la voie de la solidarité et donc de la redistribution juste des richesses:

> Augmenter les salaires, c’est détourner autant de plus value de la spéculation financière pour la rediriger vers le pouvoir d’achat, l’activité et l’emploi et donc vers le financement des retraites;

> Soumettre l’intéressement, la participation, les stocks options – autant de moyens aujourd’hui pour les entreprises d’alléger le coût des cotisations sociales, donc d’éviter leur contribution à la solidarité – aux cotisations d’assurance vieillesse, c’est alimenter les moyens de verser une pension au plus grand nombre;

> Annuler le coût des allégements de cotisations sociales patronales c’est alimenter les recettes du régime général de retraite;

> Permettre aux salariés de conserver leur emploi jusqu’à l’âge requis pour l’obtention d’une retraite à taux plein, c’est garantir leur dignité et leur accès à un droit effectif à la retraite à 60 ans, en leur assurant un taux de remplacement significatif; allonger la durée de cotisation requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein aurait pour effet de paupériser les salariés en cessation d’activité; la CGT FO estime indispensable d’assurer, par des mesures contraignantes sur les entreprises, l’emploi des salariés entre 50 et 59 ans.

Le CCN continue à condamner la remise en cause des droits spécifiques des régimes spéciaux. Il conteste l’ensemble des dispositions incluses dans les décrets, notamment le passage progressif à 41 ans de cotisation à partir de 2013 afin, demain, de servir de prétexte au passage à 41 ans de l’ensemble des régimes.

Le CCN rappelle que le blocage à 40 ans est une condition indispensable au retour aux 37,5 ans qui fondaient jusqu’en 1993, pour tous, public et privé, le droit à la retraite à 60 ans, avec le calcul sur les 10 meilleures années de salaire pour le privé et sur les 6 derniers mois pour le secteur public. 

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