Force Ouvrière de Côte d'Or

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GRÈVE MASSIVE DANS L'ENSEIGNEMENT - 200308

Publié le 20 Mars 2008 par UDFO21 in FO Enseignement

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Les professeurs des collèges et lycées se sont fortement mobilisés mardi contre les milliers de suppressions de postes et les projets de réformes de leur métier.

 
Le gouvernement ferait bien d’entendre le mécontentement des enseignants, ont prévenu mardi les syndicats des professeurs de collèges et lycées (FO, CGT, FSU, SUD), après le succès de la journée nationale de grève et de manifestions contre les suppressions de postes et les projets de réformes du ministère de l’Education nationale. Plus de la moitié des personnels (55% selon les syndicats, 25% d’après le ministère) ont cessé le travail ce jour-là et des milliers d’entre eux ont défilé dans toute la France (10.000 personnes à Paris, plus de 8.000 en province).

Si la mobilisation a été aussi bien suivie, c’est d’abord en raison des milliers de suppressions de postes, dont les personnels commencent à mesurer l’ampleur dans les établissements. Chaque collège et lycée vient en effet de recevoir sa «dotation horaire globale 2008» dans le cadre de la carte scolaire dessinée par les décisions budgétaires de l’automne 2007 et qui déterminera les effectifs enseignants de la rentrée prochaine. Au niveau national, 11.200 postes dont 8.830 dans les collèges et lycées publics doivent ainsi rayés de la carte. Les académies de Paris, Créteil et de Versailles (Ile de France) devront fonctionner par exemple avec 1.400 postes enseignants en moins. De quoi mettre «en péril l'organisation des enseignements» et dégrader un peu plus «les conditions de travail des personnels et des élèves», dénoncent les syndicats soutenus par plusieurs organisations de parents d’élèves et de lycéens.

L’autre motif de mécontentement découle du projet de réforme du métier d'enseignant. Celle-ci doit s’inspirer notamment du très controversé rapport Pochard – remis début février au ministre de l'Education, Xavier Darcos – qui propose entre autres la polyvalence des profs (enseignement de plusieurs matières), l’évaluation au mérite, la refonte de l’organisation du temps de travail ou l’autonomie des établissements. Les enseignants s’opposent enfin à la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans, au lieu de quatre actuellement. Cette réforme (en cours) passe par la suppression à terme Brevet d’études professionnelles (BEP). Autant de projets «porteurs de dangers pour les statuts (…) les missions des enseignants» et de nouvelles suppressions de postes, expliquent les syndicats. A l’issue de la grève de mardi, M. Darcos n’a pas daigné rencontrer l'intersyndicale. Pour FO, CGT, FSU, SUD, «en refusant de recevoir (…) le message des personnels, le ministre de l'Education nationale prend le risque d'exacerber les tensions». Le printemps promet donc d’être agité dans le second degré.


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