Les soins hospitaliers facturés encore plus lourdement, une centaine de médicaments encore moins bien remboursés, contrôles tatillons des arrêts maladie... Le
gouvernement s’attaque à la Sécurité sociale alors que son projet de budget favorise les entreprises. Une injustice insupportable.
Affichette PDF
AGENDA FO 2010
Livre
QU'EST-CE QUE FO?
Affichette PDF
Enquête
ENQUÊTE FO RELATIVE AU LOGEMENT
Affiche PDF
STOP AUX LICENCIEMENTS!
01/09/2009
FO Hebdo n°2907
Les inégalités s’accroissent
LE «SENTIMENT DE RÉVOLTE PROFOND» DES SALARIÉS
QU'EST-CE QUE FO?
AFFICHETTE PDF
20 MILLIARDS POUR SAUVER LE SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE
L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIEREDE COTE D'OR COMMUNIQUE
:
Alors que le projet de changement de statut de l’opérateur public est sur les rails, le gouvernement tente de rassurer les salariés. Sans convaincre
les syndicats qui ont été reçus sur ce dossier lundi dernier à Bercy.
Le numéro de duettistes autour du dossier de la privatisation de La Poste a commencé, avec d’un côté, le Président de l’opérateur public Jean-Paul
Bailly et de l’autre, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde.
Après avoir évoqué au début de l’été une éventuelle transformation de La Poste en société anonyme (SA) et une possible ouverture de capital aux fonds privés (voir notre des 10 et 24 juillet), M.
Bailly a quelque peu précisé son projet le 28 août dernier. Le seul objectif, a-t-il assuré ce jour-là, est de se donner les moyens pour affronter la libéralisation totale du courrier prévue en
2011. Afin de «financer le développement» de l’entreprise, il a estimé avoir besoin de «2,5 à 3,5 milliards d'euros» dans les trois années à venir. «Si le projet est bien inscrit dans la
transposition en droit français de la troisième directive européenne postale de 2009, alors le changement de statut pourra être effectif en janvier 2010» et «l'augmentation de capital pourrait
intervenir en janvier 2011», date à laquelle s’opérerait la cession d’une partie du capital en bourse, a-t-il ajouté. A cette occasion et compte tenu de la valorisation actuelle du groupe public
(au moins 10 milliards d’euros), environ 30 % des parts pourraient alors être vendues à des partenaires industriels de La Poste, même si M. Bailly a prétendu qu'il était encore «prématuré» de
calculer le capital qui sera mis en Bourse.
Pour l’heure, les 280.000 salariés (dont 54% de fonctionnaires) n’en savent pas plus, mais Mme Lagarde, qui reçoit depuis lundi les syndicats,
a tenté (en vain) de les rassurer. Le gouvernement «arrêtera sa position» sur l'avenir de la Poste, dans «le strict respect des orientations fixées par le Premier ministre, à savoir le maintien
du caractère public de l'entreprise, la poursuite et le renforcement de ses missions de service public, et la préservation du statut des personnels», a précisé ainsi la ministre dans communiqué
diffusée à l’issue de ses rencontres successives avec la CGT et FO.
A la tête d’une délégation composée de dirigeants de la fédération FO-Com, le leader de confédération, Jean-Claude Mailly a rappelé sur le perron de Bercy que le changement de statut n'était «pas
exclusivement le problème des agents de la Poste» mais aussi celui des usagers avec la question de la présence postale sur le territoire national, une présence qui ne manquerait pas d’être
affaiblie des raisons de rentabilité, une fois la privatisation actée. «Trop de services publics sont aujourd’hui remis en cause» et travers eux «c’est la République qui est menacé», a-t-il
ajouté. La CGT s’est déclarée de son côté «tout à fait disposé à discuter d'une meilleure place du service public de la Poste dans notre pays mais en aucun cas cela ne doit passer par un
changement de nature juridique de l'entreprise et une ouverture de capital», a souligné Bernard Thibault, au nom de sa délégation avant de voir derrière ce projet « une étape vers une
privatisation».
Les principales fédérations syndicales de la Poste (FO, CFDT, CFTC CGT et SUD-PTT) s’opposent une telle perspective. Elles ont d’ores et déjà appelé «l'ensemble des postières et des postiers à la
grève nationale et unitaire avec manifestations le 23 septembre» prochain, dont «l'ampleur (…) sera une étape importante pour mettre en échec» les plans de la direction de La Poste et du
gouvernement.
Vos Commentaires