Force Ouvrière de Côte d'Or

Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Côte d'Or,2 rue Romain Rolland,Téléphone : 03 80 67 11 51, Fax : 03 80 67 01 10, E-mail : udfo21@force-ouvriere.fr, 21 000 DIJON

FO a signé l’accord sur le stress au travail - 240908

Publié le 24 Septembre 2008 par UDFO21 in AFOC 21

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE :

4 septembre 2008, par

Gonzague Rambaud

Contrairement aux négociations sur la pénibilité, le dialogue social semble avoir fonctionné concernant le stress au travail. Après la CFTC, la CFDT, la CFE-CGC,

 FO a annoncé à son tour, mardi 2 septembre, qu’elle signerait le texte destiné à mieux prendre en compte les facteurs de stress au travail.

"On a pris la décision de signer l’accord, même si on regrette le manque d’ambition des employeurs, et l’absence de renvoi systématique à une négociation dans les branches", a déclaré Jean-Marc Bilquez (FO).

Côté syndicats, seule la CGT, qui doit rendre son avis le 11 septembre prochain, ne s’est pas encore prononcée.

En attendant de parapher ou non le texte, le syndicat de Bernard Thibault, par la voix de Jean-François Bolzinger, secrétaire général adjoint de la CGT, a interpellé, jeudi 28 août, l’assemblée de patrons réunie à l’occasion de l’université d’été du Medef : "Tant que le patronat ne considèrera les suicides que comme des dégâts collatéraux de la rentabilité financière, ne touchant que quelques personnes fragiles, rien ne changera. Vouloir résoudre le problème en misant sur un peu de coaching individuel revient à nier les responsabilités des entreprises et à déstabiliser le salarié."

Intégrer la responsabilité des entreprises et reconnaître l’organisation du travail comme facteur de stress font pourtant partie des points cruciaux du texte. Lequel précise que l’identification d’un problème de stress au travail "doit passer par une analyse de facteurs tels que l’organisation et les processus de travail (aménagement du temps de travail, dépassements excessifs et systématiques d’horaires, degré d’autonomie, charge de travail réelle manifestement excessive". Après un audit réalisé en interne ou par un cabinet externe, "des mesures visant à améliorer l’organisation, les processus, les conditions et l’environnement de travail" devront être prises, stipule le texte.

A l’instar de la CFE-CGC et de la CFTC, la CFDT se félicite notamment "d’une définition du stress considérablement améliorée" et du fait que "la partie patronale a fini par accepter de reconnaître la responsabilité de l’organisation du travail sur la genèse du stress". Les trois organisations patronales (Medef, UPA, CGPME) ont confirmé qu’elles signeraient l’accord.

Jean-François Buisson, chef de file des négociations pour le Medef, se félicite que syndicats et patrons soient parvenus à s’entendre sur une définition du stress au travail, "l’une des principales difficultés de la négociation". Le Medef insiste sur le fait que "les situations de stress ne viennent pas seulement des conditions de travail, mais qu’elles relèvent aussi de la situation personnelle des salariés, diverse selon leur comportement, leur environnement personnel et familial".

Par rapport au souhait de FO de transcrire l’accord au niveau des branches, le Medef indique que "les branches sont autonomes, il faut leur laisser l’initiative de signer cet accord si elles le souhaitent", arguant que "nombre d’entreprises et de branches ont déjà des programmes spécifiques, notamment celles qui ont été concernées par les problèmes de suicide : elles ont tout intérêt à se saisir de cet accord, sans attendre un éventuel texte gouvernemental sur le sujet". Cette déclaration saura-t-elle convaincre et rassurer la CGT ? Réponse le 11 septembre.

Commenter cet article