Les soins hospitaliers facturés encore plus lourdement, une centaine de médicaments encore moins bien remboursés, contrôles tatillons des arrêts maladie... Le
gouvernement s’attaque à la Sécurité sociale alors que son projet de budget favorise les entreprises. Une injustice insupportable.
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AGENDA FO 2010
Livre
QU'EST-CE QUE FO?
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Enquête
ENQUÊTE FO RELATIVE AU LOGEMENT
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STOP AUX LICENCIEMENTS!
01/09/2009
FO Hebdo n°2907
Les inégalités s’accroissent
LE «SENTIMENT DE RÉVOLTE PROFOND» DES SALARIÉS
QU'EST-CE QUE FO?
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20 MILLIARDS POUR SAUVER LE SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE
LE SERVICE JURIDIQUE DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIEREDE
COTE D'OR VOUS INFORME DE :
LES RÉVOLUTIONS DE LA COMMUNE DE PARIS
En moins de trois mois, l’œuvre la plus importante des communards fut accomplie dans le domaine du travail. Jamais la France
n’avait connu de telles réformes libérant autant les travailleurs.
La
Commune de Paris fut brève (18 mars-30 mai 1871) mais intense. Le 26 mars, Léo Frankel, un ouvrier bijoutier juif hongrois, est nommé ministre du Travail, dirigeant la «Commission du travail, de
l’industrie et des échanges». En effet, beaucoup d’étrangers ont fait partie des dirigeants de la Commune, elle qui déclara le 30 mars: «Considérant que le drapeau de la Commune est celui de la
République universelle, la Commission est d’avis que les étrangers peuvent être admis.» Les prud’hommes du second Empire ne sont plus de mise face aux réformes radicales du printemps 1871. Le 13
mai, Frankel écrit: «Nous ne devons pas oublier que la révolution du 18 mars a été faite par la classe ouvrière. Si nous ne faisons rien pour cette classe, je ne vois pas la raison d’être de la
Commune.» Les tribunaux du travail deviennent obsolètes car le 16 avril, la Commune proclame l’expropriation du capital au profit des coopératives ouvrières avec des commissions d’en-quête
ouvrières par profession: mécanos, métallos, tailleurs, ébénistes, cloutiers et boulonniers. Le travail des femmes est organisé par une chambre fédérale dirigée par l’Union des femmes avec à sa
tête la Russe Elizabeth Dmitrieff. Le 20 avril, le travail de nuit ainsi que les amendes et retenues sur salaire sont abolis.
L’itinéraire d’un internationaliste
Léo Frankel est né le 25 février 1844 dans le quartier juif de la ville hongroise d’Ujlak. Il travaille comme ouvrier bijoutier en Allemagne en 1861, puis en France en 1867 où il est aussi le
correspondant du journal socialiste viennois Volksstimme. Il est emprisonné quelques mois en 1870, puis libéré à la chute de l’Empire le 4 septembre. Ministre du Travail de la Commune, il est
blessé au combat durant la Semaine sanglante.
Il réussit à s’enfuir en Suisse, puis en Angleterre. De Londres, il rejoint Vienne où il publie l’Arbeiter. En 1876, la police autrichienne le renvoie en Hongrie où il fonde un groupe socialiste
local en 1880, ce qui lui vaut de la prison en 1880-1881. Après l’amnistie des communards, il rentre en France en 1881. Il est mort à Londres le 29 mars 1896. C’était un ami personnel d’Eugène
Varlin et de Karl Marx.
La Commune a libéré les travailleurs mais en a payé le prix: 1.150 tués sur les barricades, plus de 30.000 fusillés et 40.000 prisonniers. Paris a été privée de maire jusqu’en 1877, l’état de
siège n’a été levé qu’en 1876, l’amnistie prononcée seulement en 1880 et l’apologie de la Commune interdite jusqu’en 1914. La Commune de Paris rejetait le centralisme étatique et a voulu
transformer la France en une fédération de communes dirigée par les travailleurs, n’ayant plus recours aux prud’hommes qui, dans un tel système de rapports sociaux, seraient devenus caducs. Après
cette aventure révolutionnaire, les prud’hommes aux mains des patrons ont repris du service, avant de parvenir à l’état où nous les connaissons.
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