Force Ouvrière de Côte d'Or

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Crise : les syndicats envisagent une action commune - 041108

Publié le 5 Novembre 2008 par UDFO21 in AFOC 21

 

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE :

Dans le cadre de la préparation du G20, Nicolas Sarkozy a reçu hier les leaders syndicaux. Inquiets de la dérégulation sociale en cours, ils réclament une nouvelle rencontre consacrée à la situation des salariés et envisagent un mouvement commun de protestation.

 Mieux vaut tard que jamais. Hier, dans le cadre de la préparation du G20 du 15 novembre, Nicolas Sarkozy a reçu à l'Elysée les leaders des 5 syndicats représentatifs (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC).

Mais ces derniers, au-delà de leurs remarques sur la nécessaire refonte du système financier international, ont surtout insisté sur la montée des difficultés sociales en France et regretté que le chef de l'Etat n'ait pas mis le même empressement à les recevoir qu'il l'avait fait pour les banques et les entreprises.

Une attitude qui symbolise, selon François Chérèque (CFDT), « l'absence inacceptable de concertation » et la montée en puissance d'une « manipulation du dialogue social ».

« S'agissant du sort des salariés, le gouvernement multiplie les décisions unilatérales », a aussi dénoncé Bernard Thibault (CGT), en référence aux dernières annonces sur le travail le dimanche, l'assouplissement des recours aux CDD et la poursuite d'activité après 65 ans (lire ci-dessus).
Tous les leaders syndicaux ont ainsi souligné, à l'image de Jean-Claude Mailly (FO), que « Nicolas Sarkozy tient un discours très antilibéral sur la scène internationale, mais mène une politique de dérégulation sociale au niveau national. »
 Ils craignent que « les salariés paient l'addition » et ont réclamé une nouvelle réunion « exclusivement consacrée à la situation des salariés face à la crise, l'emploi et le pouvoir d'achat ».

Nicolas Sarkozy se dit « ouvert » à une telle réunion mais la date reste à définir.
D'ici là, les syndicats, qui musclent leurs discours à un mois des élections prudhomales, veulent maintenir la pression. Ils se réuniront demain - avec la FSU, Solidaires et l'Unsa - pour envisager des actions communes.
Dès dimanche, Bernard Thibault a donné le ton : « Si nous ne réagissons pas plus fortement et de manière plus unitaire, il y a de fortes chances que les salariés soient les victimes principales de cette période. »
 Mais un mouvement commun sera complexe à organiser. FO plaide ainsi pour une « journée de grève dans le public et le privé » tandis que la CGT souhaite plutôt des « manifestations le plus rapidement possibles ». La CFDT, ouverte à un mouvement, s'interroge de son côté sur le timing et n'exclut pas, par « souci d'efficacité », d'attendre début 2009.

DEREK PE
LES ECHOS

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