Force Ouvrière de Côte d'Or

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Boycotter les produits Unilever - 281108

Publié le 28 Novembre 2008 par UDFO21 in AFOC 21

L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR EST SOLIDAIRE DES CAMARADES DE AMORA MAILLE ET SON CENTRE DE RECHERCHE :

 

 

 


DES RESTRUCTURATIONS DANS LE SEUL BUT D’ENGRAISSER LES ACTIONNAIRES ET LES DIRIGEANTS
UNILEVER a annoncé, début août, 20 000 suppressions d’emplois (dont 12 000 en Europe) et la fermeture de plus de 50 sites dans le monde. Le groupe est en perpétuelle restructuration, de One Unilever à Path to grow en passant par Mountain : 68 000 suppressions d’emplois et 130 sites fermés ou vendus en 6 ans. Pour quel résultat ? L’augmentation de 35 % des dividendes entre 2002 et 2004, soit plusieurs centaines de millions d’euros versés aux actionnaires ; et pour le 1er dirigeant d’UNILEVER une rémunération annuelle de près de 3 millions d’Euros en 2006. Pour les salariés, le chômage, la dégradation des conditions de travail et des salaires qui ne permettent plus de faire face aux besoins des familles.  
En France, de One Unilever à Go to Market, l’externalisation de tout ou partie des activités informatiques, finances et ressources humaines, la vente de Boursin et des thés glacés, la réorganisation de l’usine de Gémenos, se sont traduits par 5 plans sociaux en 3 ans et la suppression de plus de 500 emplois.
C’est maintenant la mise en œuvre des annonces faites par Patrick Cescau, en août dernier, lors de l’annonce d’une progression de 16% des résultats du 1er semestre : suppression de     12 000 postes en Europe impactant aussi bien les usines(20 à 25 sites) que les sièges. La suppression de 254 emplois a été annoncée aux salariés du site Miko de St Dizier sur un effectif total de 493 salariés.

UNE STRATEGIE FINANCIERE QUI MENACE L’AVENIR INDUSTRIEL ET L’EMPLOI DES SITES
L’objectif premier du groupe est de faire le plus de profits pour les actionnaires. Il privilégie les marques mondiales à haute valeur ajoutée pour une forte valorisation au détriment des volumes. En conséquence, le groupe perd des parts de marché sur beaucoup de produits, et donc de l’activité, du chiffre d’affaires et des emplois.
D’autre part, en contradiction avec son positionnement sur les produits à haute valeur ajoutée, il investit dans les pays émergents où les produits sont moins valorisés et où il gagne beaucoup moins d’argent (exp : les thés et infusions du groupe sont valorisés à 37 € le kilo en moyenne en France, contre 12 € en Pologne et 8 € en Russie). En conséquence, il restructure dans les pays de l’Union européenne pour combler les manques à gagner dans les pays émergents.
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