Force Ouvrière de Côte d'Or

Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Côte d'Or,2 rue Romain Rolland,Téléphone : 03 80 67 11 51, Fax : 03 80 67 01 10, E-mail : udfo21@force-ouvriere.fr, 21 000 DIJON

LE BUZZ DE FO A CHOQUÉ LE MEDEF - 031208

Publié le 3 Décembre 2008 par UDFO21 in AFOC 21

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE 


Prud’hommes 2008


Selon le patronat, la campagne de l’organisation syndicale sur le net donne une vision par trop caricaturale de l’entreprise. Exploités, persécutés, discriminés ou virés, les salariés apprécieront…

 
«Nous avons été un peu choqués que l'on revienne à des caricatures dont on pensait qu'elles dataient de plusieurs décennies». Cette réaction offusquée de Benoît Roger-Vasselin (MEDEF) est sans doute la plus cocasse après l’écho de la campagne prud’homale de FO sur le net (voir notre article du mercredi 26 novembre 2008).

L’indignation du patronat face au buzz de la centrale syndicale fait pour le moins sourire René Valladon, secrétaire confédéral chargé notamment du développement de l’organisation. «Le MEDEF a une vision bien irénique des relations sociales. À l’écouter, les conseillers prud’homaux ne seraient que de gentils organisateurs pour un club de vacances. On ne vit décidément pas dans le même monde», raille-t-il.

«On a été loin d’être caricaturaux dans la mesure où tous les spots et les vidéos visibles en ce moment sur la toile, notamment à travers nos sites de campagne – uneboiteformidable.com, jevoteauxprudhommes.com ou victimeotravail.com – sont inspirés de faits réels», rappelle le secrétaire confédéral, pour qui, «à moins d’être d’une mauvaise foi caractérisée, on ne peut nier de la sorte que le stress au travail, le harcèlement moral, la discrimination à l’embauche ou le licenciement abusif, et j’en passe, sont des pratiques encore très répandues dans les entreprises!».

Autant de pratiques illégales qui sont très souvent le lot quotidien des 14.512 conseillers syndicaux et patronaux répartis dans les 210 instances de prud'hommes. Chaque année, ce ne sont en effet pas moins de 200.000 litiges liés à l’exécution ou la rupture du contrat de travail qui y sont examinés, dans près de 80% des cas traités, les jugements sont favorables au salarié et lorsqu’il y a recours devant des juges professionnels (cour d’Appel), 90% des délibérations des conseils de prud’hommes sont confirmés. D’où l’enjeu du scrutin de mercredi.

En termes de représentations déformées du monde du travail, René Valladon (FO) nous renverrait plutôt aux déclarations récentes ou passées de la présidente du MEDEF Laurence Parisot. De ce côté-là, il y a effectivement matière à caricatures. Petit rappel de quelques-unes des sorties médiatiques de Mme Parisot depuis qu’elle est à la tête de l’organisation patronale.

«La liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail» (Assemblée générale du MEDEF en janvier 2005). «La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » (Le Figaro, 30 août 2005). «La précarité est une loi de la condition humaine (…). Le mot précarité est un mot à la mode qui a pour objectif de nous empêcher de réfléchir (…). Parce que se dire ou laisser croire à tout le monde aujourd'hui en France que nous pouvons entrer dans un métier, prendre un emploi et le garder quasiment à vie, c'est de l'utopie. Ou alors c'est de la fonctionnarisation, c'est proche de l'utopie communiste et l’on a vu comment elle s'est terminée» (France Inter, 3 septembre 2005).

Depuis le début de la crise financière, «nous entendons partout des discours qui remettent en cause l'économie de marché, questionnent la mondialisation et cherchent à inventer autre chose que le capitalisme (…). C'est au contraire en revenant à l'essence du libéralisme que nous allons pouvoir surmonter ces difficultés» (…). L'économie de marché, le libéralisme (...), cela veut dire qu'il y a ouverture, qu'il y a des règles du jeu et que ces règles du jeu sont connues de tous (…). La création de richesses ne peut venir que des entreprises…» (Point de presse au siège du MEDEF, 30 septembre 2008). «La gestion de la promotion de cette campagne (prud’homale) a été (...) tout à fait étrange et a favorisé les publicités en faveur des organisations syndicales au détriment des communications en faveur des employeurs» (France-Info, 1er décembre 2008). À bon entendeur….


Commenter cet article