Force Ouvrière de Côte d'Or

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Parlez de vos syndicats - 211208

Publié le 21 Décembre 2008 par UDFO21 in AFOC 21

 

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE 

FRANCK LAUREAU, CHAUDRONNIER-SOUDEUR CHEZ GEA-WESTFALIA-SURGE-JAPY, À SAINT-APOLLINAIRE (CÔTE-D’OR)
Article paru dans FO Hebdo n°2875


 
On fabrique des tanks à lait en acier inoxydable. Ce sont des cuves réfrigérées qui sont utilisées pour stocker le lait dans les fermes et les coopératives et dans les entreprises qui fabriquent des fromages et des yaourts. GEA-Westfalia-Surge-Japy est une entreprise allemande qui fait partie d’un groupe international. On travaille avec des aciers inox spéciaux pour l’agroalimentaire, pour des cuves qui vont de 885 litres à 30.000 litres. On risque de monter jusqu’à 50.000.

On reçoit la tôle à plat, on la met en forme, on la cylindre, on met des fonds de chaque côté, et on remet une deuxième épaisseur de tôle cylindrée autour, on remet des fonds de chaque côté et entre la petite cuve et la grande cuve, on met une mousse isolante. Au fond des cuves, il y a en plus un système de refroidissement. J’ai été embauché comme soudeur en 1995. J’avais fait un an d’intérim avant. Je suis resté au même niveau professionnel. Aucune progression, à cause de mon engagement syndical: ça m’a été dit ouvertement. En fait j’ai tout de suite adhéré à FO et, deux ans après, j’ai été désigné délégué syndical. À l’époque, on était 250 à 270. Aujourd’hui on n’est plus que 160. Quand je suis entré, FO n’existait pas dans l’entreprise. Il y avait plein de choses qui n’allaient pas. J’en parlais autour de moi, mais je n’y connaissais rien. Et puis des anciens de la CFDT et de la CGT sont venus me voir. Ils voulaient monter un syndicat FO et ils avaient besoin d’un jeune qui savait parler. J’avais 22 ans. On a commencé à cinq et j’ai été désigné délégué syndical. Ils m’ont jeté dans la piscine en me disant: maintenant, tu apprends à nager. Tout de suite on a eu une négociation sur les salaires. On a eu un bon résultat et aux élections suivantes, on a obtenu 60% des voix. Après ce premier succès, on a mené beaucoup d’actions, les jeunes sont venus avec nous. Ce qu’on voulait, c’était le respect des conditions de travail, le respect des horaires… bref, des choses basiques. Les onze heures de repos n’étaient pas respectées, les heures sup étaient payées en primes exceptionnelles, certains pilotaient un fenwick sans permis, enfin il y avait tout à faire.

Depuis, les choses ont beaucoup changé. Maintenant, on est une cinquantaine. L’année dernière, on a obtenu 5,2% d’augmentation sur les salaires. Le 24 janvier dernier, on avait répondu à l’appel de FO à faire grève pour le pouvoir d’achat. À 98%. C’était le jour de l’ouverture de la négociation. Deux mois après, on avait notre résultat, avec effet rétroactif.
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