Force Ouvrière de Côte d'Or

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Grève nationale : la SNCF lance le mouvement - 290109

Publié le 28 Janvier 2009 par UDFO21 in AFOC 21

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE :

L'Union Départementale FORCE OUVRIERE

 

de Côte d'Or communique :







(source France2)

La grève à la SNCF, dans le cadre de la journée d'action interprofessionnelle jeudi, a débuté mercredi à 20H00

Les syndicats prédisent une "mobilisation impressionnante" interprofessionnelle, tant en grévistes que manifestations. De nombreuses perturbations sont à prévoir tant dans le secteur public que privé.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa exigeant des mesures à la hauteur de la crise.

Parmi les revendications: défense de l'emploi, du pouvoir d'achat et des services publics, refus que les salariés soient "les premières victimes de la crise". Tous les syndicats, même les plus modérés, exigent une relance par la consommation avec le soutien de partis de gauche déterminés à repasser à l'offensive et de nombreux réseaux et associations estimant que "ce n'est pas aux Français de payer la crise."

Ce mouvement sera un test pour le monde syndical mais aussi pour le chef de l'Etat dont les propos en juillet avaient provoqué les foudres des leaders syndicaux, alors qu'il ironisait sur ces grèves "dont désormais personne ne s'aperçoit". Deux sondages montrent que le mouvement est soutenu ou compris par l'opinion (69% pour CSA, 75% pour Ifop). 

Le gouvernement estime que des métros, des trains et des RER circuleront jeudi en France grâce au service minimum "qui a fait ses preuves." Tout en disant saisir les inquiétudes, l'UMP se dit sereine, jugeant que le gouvernement se donne les moyens de combattre la crise et qu'il y apporte une réponse équitable en fustigeant par exemple les "bonus" de certains patrons.

Mardi, le président Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes pour que la France sorte plus forte de la crise même s'il s'est dit conscient des inquiétudes des Français. Le Premier ministre François Fillon a, lui, estimé mardi soir sur France 2 que le "rôle d'un gouvernement" n'était "pas de faire des gestes" mais "de tenir le cap de la réforme".

Les syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa) s'agacent pour leur part de ce qu'ils qualifient de double langage de la majorité de droite et de ses attaques répétées contre les "abus du droit de grève." Le ministre du Budget, Eric Woerth, a ainsi jugé qu'une grève en temps de crise était un mode d'expression inapproprié, qui risque "d'ajouter de la peur à la peur."

Jean-Claude Mailly de FO a aussitôt prévenu que réquisitionner certains grévistes pour assurer le "service minimum" serait "un point de conflit dur."
 
Sous l'impulsion de sa nouvelle dirigeante Martine Aubry, le Parti socialiste entend revenir en première ligne sur le terrain social et, pour la première fois depuis longtemps, appelle ses adhérents à descendre dans la rue. Parallèlement, une dizaine de partis situés à la gauche du PS, du PCF au NPA d'Olivier Besancenot, entendent appuyer le mouvement social et même le prolonger.

Les secteurs touchés
De nombreux secteurs appellent à la grève et à manifester: La Poste, France Télécom, l'Education nationale, EDF, les hôpitaux, GDF Suez, la construction navale, Pôle emploi, France Télévisions, les journalistes, la Banque de France, les banques, les magistrats, et les universités. S'y ajoutent des appels dans les chantiers navals et chez les constructeurs et des perturbations sont attendues dans les transports terrestres et aériens.

Des préavis de grève ont été déposés dans 77 réseaux de transports en commun sur 137, selon l'Union des transports publics et ferroviaires. Presque tous les syndicats de la SNCF ont appelé à cesser le travail. A Paris, les perturbations seront variables dans le métro et plus forte sur les RER desservant la région parisienne. Des perturbations sont également attendues dans les transports aériens et l'aviation civile.

"Il y aura sûrement des suites", selon Bernard Thibault
"Le gouvernement doit prendre la mesure de ce qui va se passer demain. Il ne peut pas considérer que c'est uniquement un mauvais moment à passer ou une angoisse qu'il est légitime d'exprimer", a dit sur France 2 mercredi le secrétaire général de la CGT. Bernard Thibault a appelé le gouvernement à "accepter que la plus grande valeur à rémunérer c'est la valeur travail, le travail salarié". Le pouvoir devrait, selon lui, prendre des mesures pour soutenir la consommation et le pouvoir d'achat.

"Cette journée va avoir une participation des salariés très importante, très impressionnante, bien au-delà sans doute de ce que l'on a vécu ces dernières années", avait déjà estimé mardi le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault sur France Inter. Et il a prévenu que si la mobilisation massive se vérifie le 29, "il y aura certainement des suites" - une réunion intersyndicale est d'ores et déjà programmée pour le 2 février.

"Il ne faut pas uniquement des mesures d'aide aux entreprises, aux  établissements financiers, il faut des mesures concernant l'emploi, le pouvoir d'achat", avait-il estimé, fustigeant des aides aux entreprises "uniquement pour maintenir le niveau des dividendes reversés aux actionnaires".

"Ce qui nous remonte du terrain me fait dire que la mobilisation sera très forte avec des taux de grève plus importants que d'habitude y compris dans le privé", a averti de son côté Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

"Si le gouvernement n'entend rien et n'écoute pas, il y aura des suites", prévient-il, tandis que François Chérèque, dirigeant de la CFDT, conseille au pouvoir d'entendre ce "cri de colère."

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