Force Ouvrière de Côte d'Or

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« C’EST UNE GRÈVE QUI SE VOIT A DIJON » - 290109

Publié le 29 Janvier 2009 par UDFO21 in AFOC 21

 

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE :

L'Union Départementale FORCE OUVRIERE

 

de Côte d'Or communique :

















Les leaders des trois grandes confédérations syndicales ont défilé en tête de la manifestation parisienne. Leurs déclarations.

 
Parmi les 2,5 millions de manifestants qui ont défilé aujourd'hui dans toute la France, les quelque 300 000 du cortège parisien avaient à leur tête les secrétaires généraux des trois grandes confédérations syndicales. Ils se sont exprimés au départ de la manifestation. Quelques extraites de leurs déclarations.

Jean-Claude Mailly (FO)

- Partout, c’est des manifestations imposantes, avec des salariés du public et des salariés du privé, en masse également. Il y a des taux de grève, d’après les éléments qu’on a, qui sont importants également. C’est une journée, peut-être plus que ce que nous avions prévu, très réussie. À partir de ce moment-là, le gouvernement ne peut pas se contenter de dire: c’est une crise, ça va passer. Non. Il faut qu’il réponde aux revendications, il faut qu’il réponde aux attentes, qui sont fortes. On va écouter ce qu’ils vont dire dans les jours à venir, et je rappelle que, lundi, on a une réunion entre les organisations syndicales, donc on verra s’ils ont dit quelque chose ou s’ils n’ont rien dit. Et en fonction de ça, on verra ce qu’on doit faire ensuite.

- On n’est pas dans un scénario. Dans notre esprit, il n’est pas question de dire: on va faire toutes les semaines une manifestation. Quand il y a un telle mobilisation, le gouvernement serait irresponsable, s’il ne répondait pas. Il y a une réunion qui était prévue sur l’agenda social avec le Président de la République. Il faut que ça se transforme en réponse aux revendications.

- C’est une grève qui se voit. Et je crois que quelqu’un devrait bien regarder.


Bernard Thibault (CGT)

- Nous demandons au gouvernement d’entendre les désaccords qui existent sur les mesures prises pour faire face à la crise économique, qui est une crise internationale où il y a des mesures en direction des banques, des mesures pour aider les entreprises, mais aucune mesure en direction des salariés, en matière d’emploi, en matière de pouvoir d’achat, salaires, niveau de retraite. Il n’y a donc pas d’action politique concrète du gouvernement et des directions d’entreprises pour faire en sorte que les salariés, qui ne sont en rien responsables de la crise économique, ne soient pas les victimes de la crise.

- Quand on est à l’écoute, après, il faut convenir qu’on a entendu. Pour l’instant, il (M. Sarkozy) écoute, mais il n’entend pas. Nous attendons des réponses concrètes au texte qui a été élaboré par l’ensemble des syndicats.

- Nous allons en discuter (de la suite) lundi. Cela dépend de la manière dont le gouvernement réagit, et de la manière dont il va apprécier cette journée. S’il considère qu’il ne s’est rien passé, il est évident que la force de ce mouvement appelle des suites.


Jacques Chérèque (CFDT)

- Nous souhaitons que le gouvernement aille plus loin dans son plan de relance, qu’il nous donne des réponses , avec le patronat, qui est responsable des entreprises. Qu’est-ce qu’on dit, qu’est-ce qu’on fait, pour chaque salarié lorsqu’il est en difficulté dans son emploi, lorsqu’il est en chômage, lorsqu’il risque d’être licencié, et comment on relance, d’une façon plus globale, l’économie, en particulier en relançant la consommation.

- On a une des journées les plus importantes de ces vingt dernières années, avec, particulièrement, des salariés très mobilisés, et beaucoup de salariés du privé. Donc voilà, il n’y a même pas besoin de faire une grève pour montrer qu’on est présents et qu’on est là, dans la rue.



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