Force Ouvrière de Côte d'Or

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LE 19 MARS, ON NOUS « VERRA » ! - 180209

Publié le 18 Février 2009 par UDFO21 in AFOC 21

   

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE 


Les Confédérations syndicales qui se sont rencontrées à plusieurs reprises depuis la grève et les manifestations du 29 janvier 2009, sont maintenant invitées à préparer la réunion du 18 février 2009, avec le Président de la République.

 
La CGT - FO a pour sa part été reçue le 12 février 2009. Elle a rejeté l’agenda social proposé par les ministres en précisant qu’il y a aujourd’hui une urgence sociale et que ce ne sont pas les points prévus dans l’agenda officiel qui modifieront les attentes, les inquiétudes et les situations dramatiques que vivent les salariés, les retraités et les chômeurs. Il n’est pas admissible pour la Confédération que le gouvernement soit hyperéactif pour les banques et les entreprises et pas pour les travailleurs.

Les revendications déposées par la confédération FO affichent des priorités.

1.Pouvoir d’achat :

Augmentation du SMIC et obligation d’ici le 30 avril 2009 de n’avoir aucune branche professionnelle avec des minima inférieurs au SMIC;

Négociation immédiate dans la fonction publique;

Une vraie prime de transport;

Conditionnement des exonérations actuelles des cotisations patronales à l’existence d’un accord salarial;

Augmentation de 10 % de l’ASS (Allocation Spécifique Solidarité) avec le rétablissement de la majoration pour les seniors.

2.Chômage partiel :

Remonter l’indemnisation à 80 % du net (primes comprises) minimum;

Possibilité de prolonger si nécessaire, au-delà des 800 ou 1000 heures, couplée avec la formation. Pour le financement, application de la règle des 3 tiers (Etat, entreprises, assurance chômage),

3.Chômage :

FO a rappelé qu’elle n’est pas signataire de la convention d’assurance chômage et que le gouvernement, tout en voulant l’agréer, veut la compléter, ce qui démontre l’insuffisance du texte.

4.Autres mesures. Parmi toutes celles développées par la Confédération figurent en bonne place :

Dispositions obligeant les entreprises qui perçoivent une aide publique à s’engager sur des contreparties, (emploi, salaires);

Contrôle accru des pouvoirs publics sur les licenciements ;

Contrôle de la relation donneurs d’ordres – sous-traitants;

Gel de la R.G.P.P.(Révision Générale des Politiques Publiques);

Allocations familiales pour le premier enfant et allocation d’installation pour les jeunes couples;

Relèvement de l’Allocation logement et report de la date de Mars pour les expulsions;

Remise à plat des conditions des prêts relais et des taux de crédits;

La situation dans les DOM a été soulevée. Aujourd’hui la situation se dégrade encore !

Dans le même temps où le gouvernement annonce une aide de 6 milliards aux entreprises de l’automobile, ces dernières, quelques jours après, annoncent de nouvelles casses de l’emploi. C’est inacceptable.

Dans le même temps où tous les jours on nous rebat les oreilles avec le plan de relance de 26 milliards d’euros, Total annonce des bénéfices records pour 2008 de 14 milliards d’euros. Où vont-ils ? 30% pour les actionnaires et 2% pour les salaires ! C’est une véritable provocation.

Dans le même temps où gouvernement et patronat annoncent que la mobilisation et le mécontentement du 29 janvier 2009 étaient visibles, chacun annonce de son côté que les réformes se poursuivent, comme si rien ne s’était passé !

C’est donc la poursuite des contre réformes qui détruisent, avec la loi Bachelot, l’hôpital public et la Sécurité Sociale, avec la loi Pécresse, l’Université et la recherche, avec la loi Darcos, le lycée et d’une façon générale l’école publique. Avec la R.G.P.P., c’est l’atteinte au maillon essentiel de la Fonction publique qui assure l’égalité de traitement de la population dans notre République.

Après le 29 janvier 2009, la grève unitaire et les manifestations unitaires ont marqué des points.

Le président de la République reçoit les confédérations syndicales. Il a vu, mais a-t-il entendu ?

Le 19 mars, il faut dire :

OUI, dans les DOM et en métropole, la population souffre dramatiquement et doit toujours payer davantage;

OUI dans les DOM et en métropole, ce sont toujours les mêmes qui profitent de la crise du système.

OUI, il faut dire :

Interdiction des licenciements;

Augmentation générale des retraites, des salaires, des minima sociaux;

Retrait des lois Bachelot, Pécresse et Darcos, de la R.G.P.P. qui détruisent les services publics et la Fonction publique;

Maintien et développement de la Sécurité Sociale de 1945;

Maintien de la retraite par répartition, de la retraite à 60 ans à taux plein et retour au calcul sur les 10 meilleures années ainsi que sur les 37 ans ½ de cotisations pour tous public -privé;

Défense du code du Travail, des conventions collectives et des statuts;

NON au travail du dimanche.

Sur ces revendications, le 19 mars 2009, à l’appel de la confédération générale du travail FO et de l’UDFO75, nous appellerons à la grève interprofessionnelle et à la manifestation de la Région Ile de France.

Plus déterminés, plus nombreux encore, nous allons gagner sur nos revendications dans les DOM et en métropole.

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