Force Ouvrière de Côte d'Or

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NOUVELLE JOURNÉE DE MOBILISATION LE 5 MARS - 080309

Publié le 8 Mars 2009 par UDFO21 in FO Enseignement

 

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS communique :


En attendant le 19 mars, enseignants-chercheurs et étudiants redescendront dans la rue partout en France pour protester contre plusieurs projets de réformes du gouvernement dans l’enseignement supérieur et les suppressions de postes.

 
Une nouvelle journée de mobilisation est organisée ce jeudi dans l’Éducation nationale. Enseignants-chercheurs et étudiants sont appelés à descendre dans la rue jeudi pour protester contre les réformes dans le supérieur. L'appel à manifester a été lancé par la quasi-totalité des syndicats – FO, CFDT CGT, FSU, UNSA et Solidaires (SUD) - la coordination nationale des universités, les collectifs «Sauvons l'université» et «Sauvons la recherche» ainsi que le syndicat étudiant (UNEF). Ce sera la cinquième journée d’actions dans le monde universitaire. Ses organisateurs réclament toujours le retrait du projet de décret visant à mettre à bas le statut des enseignants-chercheurs mais aussi de la réforme de la formation et du recrutement des professeurs de collège et lycée, le rétablissement des postes supprimés au budget 2009 et l'«arrêt du démantèlement des organismes de recherche» comme le CNRS ou l’INSERM (voir notre article du jeudi 5 février 2009).

Après plus d’un mois de mobilisation, le mouvement, qui a vu des dizaines de milliers de personnes défiler chaque semaine, a permis jusque-là d’enregistrer quelques avancées, notamment sur le projet de décret devant modifier le statut des enseignants-chercheurs et qui a mis le feu aux poudres. La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a été contrainte en effet d’ouvrir des négociations avec les syndicats. Mardi, à l’issue d’une deuxième séance de discussions destinées à réécrire le texte controversé, «la ministre a partiellement pris en compte les revendications», a rapporté dans un communiqué le syndicat national FO des personnels de recherche et des établissements d'enseignement supérieur (SNPREES-FO). Il a pris ainsi acte du fait que «les principes d’indépendance et de liberté des universitaires» avaient été réaffirmés. «L’évaluation serait nationale et confiée au CNU» (Conseil national des universités) tandis que «les principes fixés par le décret de 1984 – moitié recherche, moitié enseignement avec un service de 192 heures (au delà duquel il y aurait paiement des heures complémentaires) – seraient maintenus, indépendamment du résultat de l’évaluation», la «modulation» entre les deux ne pouvant pas se faire sans l’accord de l’intéressé», a précisé le SNPREES-FO. L’évaluation des chercheurs qui devait s’organiser, selon le projet décrié, au niveau des universités, serait désormais effectuée par les pairs et dans le cadre des disciplines.

Pour le SNPREES-FO, «la possibilité de "modulation-punition" disparaîtrait donc». Sur ces points, s’est-il félicité, «le projet dont nous demandions le retrait n’existe plus». Reste que «les réponses apportées par la ministre n’ont pas été satisfaisantes» pour toutes les autres revendications ayant au maintien d’un service public d’éducation de qualité. D’où le maintien de l’appel aux manifestations d’aujourd’hui et du mot de d’ordre interprofessionnel de grèves et de manifestations le 19 mars.
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