Force Ouvrière de Côte d'Or

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A ÉCOUTER M. SARKOZY, IL EST URGENT D’ATTENDRE - 260309

Publié le 26 Mars 2009 par UDFO21 in AFOC 21

 

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE 





Le chef de l’Etat n’a apporté aucune réponse concrète aux revendications exprimées jeudi par des millions de salariés. Il voudrait laisser le temps aux mesures décidées avant le 19 mars de «produire leurs effets».

 
Les réponses du pouvoir exécutif à la mobilisation massive du 19 mars se font toujours attendre. Le chef de l’Etat n’en a en effet apporté aucune lors de son déplacement mardi Saint-Quentin (Aisne) où il a continué à défendre sa politique contre vents et marées et à entonner le refrain bien connu sur le «devoir d'entendre ceux qui manifestent», mais aussi d'agir pour «la majorité silencieuse qui n'a pas les moyens de se mettre en grève (ou) de manifester». Pour lui, «ce n'est pas parce qu'on ne proteste pas qu'on n'a pas vocation à être entendu par un gouvernement démocratique et républicain». Histoire de minimiser la colère et le ressentiment des salariés.

Car face la crise économique qui apporte chaque jour son lot de mauvaises nouvelles, M. Sarkozy a estimé que «la sagesse, le bons sens, le sang froid commandent d'attendre que tout ce qui a été décidé soit mis en oeuvre, qu'on laisse le temps à toutes ces mesures de produire leurs effets». Ces mesures du gouvernement, dont il souhaite d’abord évaluer les effets: «au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures».

Hier, le président a réaffirmé surtout sa volonté de poursuivre ses réformes. «Nous devons, au jour le jour, lutter contre les conséquences de la crise, ne laisser personne au bord du chemin, et en même temps préparer l'avenir, investir, réformer», a-t-il ainsi martelé, avant de s’étaler sur le débat autour de la «moralisation» du capitalisme. «Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés (...) de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel», a-t-il répété, en réponse aux polémiques suscitées par les stock-options des dirigeants de la Société Générale ou le parachute doré de l'ex-PDG de Valeo. Sauf que, il s’est bien gardé de proposer une loi sur le sujet. Quant au «partage des richesses», il a promis de nouveau un projet de loi «à l'automne» si le patronat et les syndicats ne parvenaient pas d'ici «juin» à trouver un terrain d’entente.

Pour le reste, le Chef de l’Etat s’est contenté de confirmer le lancement imminent d’un «plan d'urgence en faveur des jeunes» (mettant l'accent sur la formation en alternance et l'apprentissage) et d’annoncer la nomination prochaine par le gouvernement de «commissaires à la réindustrialisation» dans chaque bassin d'emploi en difficulté.

Du point de vue syndical, ce discours restera un non évènement. Il n'y a «aucun élément nouveau aucune annonce» a déploré Jean-Claude Mailly (FO), alors qu'il y a «urgence à soutenir la consommation, notamment à travers la question salariale». Et quand M. Sarkozy affirme qu'il avait surtout entendu la «majorité silencieuse», le leader de FO lui rappelle de ne pas oublier qu'il y a eu plus de 3 millions de manifestants le 19 mars et que 75% à 80% des Français soutenaient cette mobilisation».
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