Force Ouvrière de Côte d'Or

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Consommation - 120509

Publié le 12 Mai 2009 par UDFO21 in AFOC 21

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE :


UNE DIRECTIVE DÉMESURÉE VA JETER LE CONSOMMATEUR DANS UNE JUNGLE DE PRIX

 
Attendez-vous à devoir déchiffrer les emballages, et tant pis pour les mal-voyants et autres personnes à mobilité réduite, qui ne pourront accéder aux produits à vérifier. Il faudra de plus se munir d’une calculette comme au bon vieux temps du passage à l’euro. Et en pire. Toutes les quantités imaginables seront autorisées à la vente. C’est-à-dire par exemple telle bouteille d’un «litre» à laquelle un consommateur est habitué ne pourra plus ne contenir que 92 centilitres. Tout cela dans la plus parfaite légalité depuis le 11 avril, date à laquelle a été transposée en France, une directive européenne datant de septembre 2007. Elle montre que le jusqu’auboutiste de la Commission européenne en matière de déréglementation s’applique même aux emballages (le «pré-emballage»). Pour ce faire, elle se justifie à l’aide d’une seule étude d’opinion, aux méthodologies étranges et qui de plus réclame l’inverse à plus de 70%: «des paquets, conserves et bouteilles mieux standardisés».

Font exception, les vins et spiritueux ainsi que pour encore peu de temps «le lait, le beurre, les pâtes alimentaires sèches et le café» (jusqu’au 11 octobre 2012), et le sucre blanc (jusqu’au 11 octobre 2013). Seule obligation: l’affichage des prix, il faut qu’il soit «plus faciles à lire et plus visibles». Sans autre précision. Aussi contraignant que le code d’éthique du MEDEF pour le patronat. Cette directive abroge une norme européenne, qui, depuis 1975, obligeait les industriels à emballer leurs produits suivant des formats stricts, les contenants devant faire 125, 250 ou 500 grammes par exemple pour le beurre et affirmait, à l’inverse, «nécessaire de réduire autant que possible le nombre de volumes de contenants qui sont trop proches les uns des autres pour le même produit et qui sont par conséquent susceptibles d’induire le consommateur en erreur
».
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