Les soins hospitaliers facturés encore plus lourdement, une centaine de médicaments encore moins bien remboursés, contrôles tatillons des arrêts maladie... Le
gouvernement s’attaque à la Sécurité sociale alors que son projet de budget favorise les entreprises. Une injustice insupportable.
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AGENDA FO 2010
Livre
QU'EST-CE QUE FO?
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Enquête
ENQUÊTE FO RELATIVE AU LOGEMENT
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STOP AUX LICENCIEMENTS!
01/09/2009
FO Hebdo n°2907
Les inégalités s’accroissent
LE «SENTIMENT DE RÉVOLTE PROFOND» DES SALARIÉS
QU'EST-CE QUE FO?
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20 MILLIARDS POUR SAUVER LE SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE
LE SECTEUR JURIDIQUE DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIEREDE COTE D'OR VOUS INFORME DE
:
En théorie, le Code du travail interdit «à tout employeur de pren-dre en considération l’appartenance à un syndicat ou l’exercice d’une activité syndicale» d’un salarié pour lui appliquer une
différence de traitement. En cas de litige, si la preuve n’incombe pas au demandeur, il doit cependant amener des indices fondés sur des faits. Dans le rapport de la HALDE (Haute autorité de
lutte contre les discriminations), remis le 13 mai, les activités syndicales occupent la quatrième position après l’origine, le handicap et l’âge…
Les juges doivent apprécier largement les éléments, fournis par le salarié, laissant supposer une discrimination syndicale. Telle est la consigne laissée par la Cour de cassation dans un arrêt du 30 avril dernier (Soc., 30 avril 2009,
n°06-45.939).
Trop nombreux sont les représentants du personnel qui sont victimes de discriminations intolérables; elles sont cependant de plus en plus judiciairement punies (et réparées).
L’arrêt rendu par la Haute juridiction concerne un problème d’évolution de carrière, discrimination récurrente à l’encontre des représentants syndicaux. Le salarié, engagé en qualité de
mécanicien, a constaté qu’il n’avait plus bénéficié d’aucune promotion depuis que ses activités syndicales avaient débuté. Il avait alors comparé sa situation à celle de cinq autres salariés
placés dans une situation qu’il considérait comme équivalente. La cour d’appel l’avait débouté de ses demandes, estimant que les salariés auxquels il s’était comparé n’occupaient pas un emploi
similaire (en raison de leurs horaires de travail et de la technicité des tâches).
La Haute juridiction censure l’arrêt de la cour d’appel. La Cour de cassation admet quant à elle qu’une comparaison entre le salarié et d’autres se trouvant dans une situation semblable et non
pas identique est tout à fait valable. Elle élargit ainsi le champ d’appréciation des critères permettant de comparer différents postes de travail.
À ce propos, il est intéressant de rappeler que la règle «à travail égal, salaire égal» est, quant à elle, plus exigeante, puisque la comparaison s’effectue uniquement entre salariés exerçant un
travail égal ou de valeur égale (sauf si ces différences reposent sur des raisons objectives).
Par ailleurs, la chambre sociale estime qu’à partir du moment où la cour d’appel constate «qu’il était établi que le salarié avait fait l’objet de plusieurs sanctions disciplinaires et d’une
tentative de licenciement en raison de “son activité syndicale soutenue au sein des IRP”, lui allouant de ce chef une indemnité en réparation du préjudice moral
qu’il avait subi du fait de cette “attitude fautive réitérée de l’employeur”, elle doit constater que le salarié présente des éléments laissant supposer une discrimination syndicale et renvoie à
l’employeur la preuve de l’absence d’une discrimination».
Rappelons qu’antérieurement, le salarié qui se prétendait discriminé devait apporter la preuve de cette discrimination. Mais depuis un arrêt du 28 mars 2000, la Cour de cassation pose une règle
nouvelle selon laquelle le salarié syndicaliste doit dorénavant présenter des éléments laissant supposer une discrimination et non plus prouver l’existence de celle-ci. S’il apporte de tels
éléments, il appartient ensuite à l’employeur de prouver que sa ou ses décisions sont justifiées par des éléments objectifs, étrangers à toute discrimination (position consacrée par le
législateur par la loi du 16 novembre 2001 relative à la lutte contre les discrimi-nations, art. L.122-45 al.4 ancien, L. 1134-1 nouveau).
Ainsi si le juge ne peut pas se substituer à l’employeur pour apprécier les compétences du salarié, il doit cependant apprécier largement les indices laissant supposer une discrimination
syndicale. En ce domaine, l’employeur reste bien seul juge de l’aptitude professionnelle et de l’organisation de son entreprise. Pour autant, cela ne signifie pas que le juge ne peut pas
contrôler les décisions patronales, car précisément ces décisions doivent être justifiées par des considérations objectives d’organisation de l’entreprise.
Si cet arrêt n’est pas en lui-même une innovation, il marque une forte avancée dans la lutte contre les discriminations. On peut d’ailleurs se réjouir que, ce sur plan, le droit
positiffrançais avance à grands pas sous l’influence, ici bénéfique, du droit
communautaire.
Discrimination syndicale
Caractérisée dès lors qu’une mesure ou un traitement est subordonné à l’appartenance ou à la non-appartenance à une organisation syndicale. Peut donner lieu à des dommages et intérêts ou des
sanctions pénales.
IRP
Instances représentatives du personnel: comité d’entreprise, d’établissement ou d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHS-CT), délégués du personnel ou
syndicaux…
Droit positif
Ensemble des règles juridiques en vigueur, que ce soit des documents juridiques officiels, lois, règles de procédure et jugements (jurisprudence).
Droit communautaire
Droit de l’Union européenne. Comprend les règles de droit sur lesquelles est fondée l’Union européenne et les règles qu’elle édicte. Garanti par la Cour de justice des Communautés européennes,
située au Luxembourg. À une force supérieure au droit français qui doit lui être conforme.
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