Les soins hospitaliers facturés encore plus lourdement, une centaine de médicaments encore moins bien remboursés, contrôles tatillons des arrêts maladie... Le
gouvernement s’attaque à la Sécurité sociale alors que son projet de budget favorise les entreprises. Une injustice insupportable.
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AGENDA FO 2010
Livre
QU'EST-CE QUE FO?
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Enquête
ENQUÊTE FO RELATIVE AU LOGEMENT
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STOP AUX LICENCIEMENTS!
01/09/2009
FO Hebdo n°2907
Les inégalités s’accroissent
LE «SENTIMENT DE RÉVOLTE PROFOND» DES SALARIÉS
QU'EST-CE QUE FO?
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20 MILLIARDS POUR SAUVER LE SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE
LE SERVICE COMMUNICATION DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIEREDE COTE D'OR VOUS
INFORME DE :
Continental
800 salariés de l’usine de Clairoix ont manifesté devant le ministère de la justice pour réclamer la relaxe de sept manifestants poursuivis après le «saccage» des
bureaux de la sous-préfecture de Compiègne en avril dernier.
«Patrons voyous protégés, ouvriers licenciés… condamnés? Arrêt des poursuites de nos camarades», voilà ce qu’on pouvait lire sur la banderole en tête du cortège des
salariés de l’usine de Clairoix de Continental qui se dirigeait mercredi 24 juin vers le ministère de la Justice à Paris. Une phrase qui en dit long sur les préoccupations et les souffrances de
ceux que l’on appelle désormais familièrement les «Contis». Le gouvernement avait annoncé, il y a plus de trois mois, son intention de poursuivre la direction du groupe Continental pour les
délits successifs liés à la fermeture du site de Clairoix. Depuis ce soutien affirmé envers les salariés de Continental, rien n’a été fait et les «patrons voyous» ne sont pas inquiétés par
d’éventuelles poursuites judiciaires. Au contraire, ce sont sept salariés de l’usine de Clairoix qui sont assignés pour «destruction en réunion» et pour «avoir destruit des biens au préjudice de
l’État», selon l’AFP, à la suite de la manifestation du 21 avril à la sous-préfecture de Compiègne. Le gouvernement n’est pas à une promesse non tenue près, mais il est clair que les poursuites
judiciaires entreprises contre ces salariés sont des attaques contre tous les salariés de France; comme un avertissement lancé aux victimes des violences patronales qui cherchent à se
défendre.
Les «Contis» ont donc décidé de réagir à travers une manifestation de soutien organisée à Paris le 24 juin et une motion a été rédigée pour l’occasion réclamant «l’arrêt des poursuites
judiciaires contre les salariés de Continental». Le 4 juillet sera l’occasion d’une nouvelle manifestation de soutien à ces sept victimes, elle aura lieu à Margny-lès-Compiègne. Pierre Sommé,
délégué syndical FO à l’usine Continental de Clairoix, déclare que «ce sera une mobilisation de grande ampleur».
Malgré cette situation difficile, un accord de méthode a été signé entre les «Contis» et la direction, jeudi dernier. Celui-ci aboutit à des mesures économiques et sociales pour les
salariés de Clairoix garantissant notamment le versement d’une prime nette de 50000 euros par salarié, d’un complément de l’indemnité légale de 0,3 mois de salaire par année d’ancienneté, la
possibilité pour chaque salarié de bénéficier d’un congés de mobilité jusqu’au 31 décembre 2011 et la mise en place d’un espace mobilité d’ici à la fin du mois de juillet 2009.
Pierre Sommé estime que les revendications des salariés de Continental ont été prises en compte, «maintenant on doit soutenir nos camarades» affirme-t-il. Si le gouvernement n’abandonne pas ses
poursuites, il est clair qu’on entendra encore parler des “Contis”». «On n’est pas prêt de relâcher la pression» assure Pierre Sommé.
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