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Force Ouvrière de Côte d'Or

Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Côte d'Or,2 rue Romain Rolland,Téléphone : 03 80 67 11 51, Fax : 03 80 67 01 10, E-mail : udfo21@force-ouvriere.fr, 21 000 DIJON

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Publié le 15 Août 2009 par UDFO21 in AFOC 21

 
 

LE SERVICE COMMUNICATION DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE :




POUR FO :
 « LES SALARIÉS DOIVENT POUVOIR TRAVAILLER POUR GAGNER LEUR VIE ET NON POUR LA PERDRE ! ».

Après la série d’accidents mortels de ces derniers mois, la direction du pétrolier a promis d’améliorer la sécurité sur sites industriels. Mais, les syndicats restent dubitatifs sur sa réelle volonté d’en faire un enjeu pour le groupe.

 
Total va-t-il enfin prendre au sérieux la sécurité de ses salariés? Le groupe pétrolier s’y est engagé en déclarant vendredi vouloir lancer l'inspection d'une «grosse douzaine de sites» à haut risque. «Il serait temps», soupire Emmanuel Dubarre (FO-Chimie). Il faut dire que, depuis le début de l’année, plusieurs accidents graves ont fait au total quatre morts et quatorze blessés sur différents sites en France. Cela a commencé dès le mois janvier 2009 à la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) où un salarié avait trouvé la mort après avoir été intoxiqué par de l’hydrogène sulfuré. Quelques jours plus tard, à la raffinerie de Mardyck (près de Dunkerque dans le Nord), on a déploré un mort et cinq blessés graves. Il y a trois semaines, c’est une explosion sur la plate-forme pétrochimique à Carling Saint-Avold en Moselle qui a fait encore 2 morts et 6 blessés graves. Enfin, mardi dernier, le renversement d'une cuve de pétrole lourd à la raffinerie de Gonfreville l’Orcher (près du Havre en Seine-Maritime) a fait deux blessés, dont l’un est toujours dans un état grave. La liste n’est évidemment pas exhaustive tant elle ne tient pas compte des incidents ayant entraîné des arrêts d’activité temporaires ou des incapacités de travail plus ou moins longues.

Pour mettre fin à cette «série noire», la direction de Total a donc promis que douze raffineries et usines chimiques ou pétrochimiques seraient inspectées. Mais, pour Emmanuel Dubarre (FO), «cela fait au moins huit ans – notamment après l’explosion de l’usine AZF à Toulouse – que Total aurait dû prendre à bras le corps le problème de la sécurité sur ses différents sites» Or, déplore-t-il, «jusqu’ici, aucune mesure n’a été vraiment prise pour que les d’accidents ne se reproduisent plus». Ces dernières années, poursuit-il, «la direction s’est préoccupée surtout de son taux de rentabilité et de ses profits que des conditions de travail et de sécurité dégradées». Et ce alors que le secteur a pendant longtemps eu une réputation d’être très à cheval sur les questions de santé au travail vu la dangerosité de ses activités .

C’est pourquoi Emmanuel Dubarre (FO) demande à voir «quel seront la nature et le sérieux des inspections annoncées». Au début de l’année, la direction avait déjà tenu en effet le même discours, avant de lancer, un plan censé améliorer la sécurité et qui s’était limité alors à un questionnaire soumis aux salariés afin d’évaluer leur approche de la sécurité. Ce programme avait «été suivi d’un débat» et avait «abouti à la préconisation de quelques mesures, qui n’ont toujours pas été mises en place», regrette la CGT, qui craint, elle aussi, d’avoir à faire là à «une énième action de communication ayant pour objectif final de dédouaner les dirigeants du groupe». Le calendrier des inspections promises vendredi n'est d’ailleurs toujours pas arrêté bien qu’un porte-parole du groupe assure que ces opérations devront être terminées «d'ici la fin de l'année».

«Si la direction veut vraiment régler les problèmes de sécurité, il faut qu’elle s’en donne les moyens en dépêchant sur place des inspecteurs pour expertiser réellement les sites et en renforçant le rôle des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), explique Emmanuel Dubarre (FO), car «c’est la seule solution pour que les salariés aujourd’hui choqués puissent se rendre à l’avenir sereinement sur leur lieu de travail». Et FO d’ajouter: «les salariés doivent pouvoir travailler pour gagner leur vie et non pour la perdre!».
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