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Publié dans : « les Femmes énervées »
2009-08-22 07:01:00 | Hervé Nathan
Marianne Il paraît que les femmes bénéficieraient d’un avantage «discriminatoire» envers les hommes ?
Une jolie foutaise qui peut faire des dégats…
Selon les plus hautes institutions de notre pays, la cour de cassation, le conseil d’Etat, la Halde et à l’extérieur, la cour européenne des droits de l’Homme, les quelques années de cotisations
(quatre par enfant en moyenne dans le privé) octroyées aux mères de famille en matière de retraite ne seraient qu’une odieuse discrimination dont seraient victimes les hommes. Il faudrait vite
réformer, et évidemment, diminuer l’avantage des femmes, pour le répartir également avec les pères, au motif, réel mais limité, que certains d’entre eux - peu en fait - ont élevé seuls leur
progéniture. Il n’est pas besoin de tergiverser longuement pour comprendre qu’il s’agit là d’un leurre. Il suffit, par exemple, de savoir que les salaires féminins à temps complet sont 20%
inférieurs à ceux des hommes, que 30% des femmes travaillent à temps partiel, contre 5% des hommes et que seules 45% des femmes ont cotisé suffisamment pour une retraite complète. Il viendra un
jour, le plus proche possible, souhaitons-le, où ces différences, qui sont aussi des discriminations, disparaîtront. En attendant, que les femmes récupèrent un peu de ce que leur doit la société
pour avoir porté et élevé les enfants est non seulement juste, mais égalitaire en fait. Alors la machine juridique s’est emballée. Comme la cour de cassation a jeté l’opprobre sur les avantages
familiaux, il va falloir légiférer dès l’automne, lors du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ce qui se murmure (pour le moment aucun projet n’est ficelé) laisse pantois. Il
faudrait partager à égalité les trimestres de cotisation entre le père et la mère, voire les laisser négocier entre eux. Et en cas de divorce ? Autre version : les femmes n’auraient plus qu’un an
de durée d’assurance par enfant (contre 2 actuellement). L’argent économisé irait aux femmes qui ont arrêté de travailler pendant une période de plusieurs années pour « élever leurs bambins ». Ce
serait alors une prime à l’éviction des femmes du marché du travail. Quand on s’enfonce dans la fausse égalité, il n’y a pas de limite.
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