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Secrétaire général:
Gilbert MARPEAUX
Le 23 MARS
2010
Rassemblement derrière les drapeaux et les banderoles FO
A 14 H 30 – PLACE
DU THEATRE à DIJON
foimpot@force-ouvriere.fr



© AFP/Archives - GERARD CERLES
Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a jugé mercredi "compréhensibles" les tensions dans les entreprises menacées de plans sociaux,
assurant que s'il était délégué syndical dans ces sociétés, il ne serait "pas le dernier" à retenir le patron.
"Chez Molex, comme dans les autres entreprises, nous comprenons très bien et nous soutenons les salariés. Ils sont à bout", a-t-il déclaré sur France 2.
"C'est compréhensible ces tensions", a-t-il ajouté, car "les salariés des entreprises qui ferment sont exaspérés".
"Quand il y a des difficultés, je comprends très bien les salariés. Moi je serais délégué syndical FO dans une entreprise confrontée à cette situation, je ne serais pas le dernier, si nécessaire, par exemple à retenir le patron dans son bureau s'il ne veut pas négocier", a affirmé M. Mailly.
"Ce n'est pas nous qui disons (aux salariés, ndlr) il faut faire ceci ou cela. Mais il faut bien comprendre que ces salariés sont dans une situation désespérée (...) Donc ils font pression, y compris en utilisant la médiatisation", a insisté M. Mailly.
Selon lui, "pour la plupart des dossiers", la médiatisation "a contribué à améliorer les reclassements ou les indemnités, donc c'est un outil qui est utilisé".
Interrogé sur la violence parfois utilisée, il s'est demandé où était la violence, "quand vous entendez aujourd'hui les banques qui s'accordent des bonus? C'est de la provocation d'une certaine manière".
Le leader syndical ne voit "pas d'amélioration" sur le chômage et l'emploi "dans les mois à venir". "Il y a une dégradation qui est continue, et on n'a rien changé au fond depuis le début de la crise (...) Ca veut dire qu'à la sortie de crise, le système sera encore pire", a-t-il déploré.
M. Mailly a précisé qu'il n'y avait "pas de rencontres prévues dans l'immédiat" avec les autres dirigeants syndicaux: "Si les autres organisations sont d'accord pour un mouvement qui soit plus fort, on est prêt à en discuter. Ce que j'ai dit avant l'été ça n'a pas changé, on ne va pas faire des manifs tous les mois".
Enfin, sur le travail dominical, FO va faire "des observations au Bureau international du travail" (BIT). "Si nous obtenons satisfactions (...) le gouvernement français sera bien obligé d'en tenir compte", a-t-il dit.
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