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Force Ouvrière de Côte d'Or

Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Côte d'Or,2 rue Romain Rolland,Téléphone : 03 80 67 11 51, Fax : 03 80 67 01 10, E-mail : udfo21@force-ouvriere.fr, 21 000 DIJON

G20 – PITTSBURGH : LES SYNDICATS SOUTIENNENT LA TAXATION DES TRANSACTIONS FINANCIÈRES-250909

Publié le 25 Septembre 2009 par UDFO21 in AFOC 21

LE SERVICE COMMUNICATION DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE :
 

La CGT-FO fait partie de la délégation syndicale internationale réunie en parallèle du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis) les 23 et 24 septembre.

L’objectif des syndicats est de peser pour que la déclaration finale du G20 prenne en compte les positions syndicales sur les questions économiques, financières, sociales et environnementales.

Plusieurs rencontres auront lieu le 24 septembre avec les chefs d’Etat et de gouvernements présents ainsi qu’avec les institutions économiques et financières (FMI, OCDE), commerciales (OMC) et bien sûr avec le BIT (Bureau International du Travail), qui est désormais invité comme le demandaient les syndicats.

Les syndicats mettent l’accent sur la nécessité de maintenir les politiques de relance et de soutien de l’économie alors que les signes de reprises, qu’invoquent les partisans d’un retour aux affaires habituelles, demeurent très incertains et sont en réalité le fruit des interventions des Etats dans l’économie.

Au-delà, les syndicats entendent que l’on n’en revienne pas au système qui a conduit à la crise plongeant des millions de travailleurs dans le chômage et la pauvreté. L’OIT comme l’OCDE estiment que le chômage risque d’augmenter de façon importante (en 2009 le nombre de chômeurs pourrait s’être accru de 59 millions dans le monde).

Cela passe pour les syndicats par des résolutions fermes en faveur de politiques économiques créatrices d’emplois productifs, respectant les normes internationales du travail de l’OIT. Cela demande aussi une politique coordonnée au plan international redistribuant les richesses vers les travailleurs et les populations (augmentation des salaires, mise en place et renforcement de la protection sociale, service public). A cette fin, la délégation syndicale soutient résolument la mise en œuvre d’une taxation des transactions financières et d’une fiscalité progressive.

Cela exige aussi une réglementation effective de l’économie et de la finance contre la spéculation, les bonus et les paradis fiscaux (les syndicats contestent en particulier l’absence de transparence du Conseil de stabilité financière et considèrent indispensable que les politiques et le fonctionnement du FMI soit réformés). Dans leur déclaration, les syndicats mettent en avant que les bonus provisionnés en 2008 par les 9 plus importantes banques américaines s’élevaient à 32,6 milliards de $, soit l’équivalent du financement nécessaire de trois années du programme d’accès universel à l’éducation et à la santé des 68 pays les moins développés.

Pittsburgh, le 24 septembre 2009
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