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Force Ouvrière de Côte d'Or

Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Côte d'Or,2 rue Romain Rolland,Téléphone : 03 80 67 11 51, Fax : 03 80 67 01 10, E-mail : udfo21@force-ouvriere.fr, 21 000 DIJON

Une division de Legris Industries menacée de faillite - 281009

Publié le 28 Octobre 2009 par UDFO21 in AFOC 21



Florentin Collomp 27/10/2009 | Mise à jour : 23:02

Entrée dans le groupe Legris Industries il y a trois ans, l'entreprise Keyria (ici le site de Nolay, en Côte-d'Or) est spécialisée dans la conception d'usines de fabrication de briques et de tuiles clés en main.
 INFO FIGARO

La principale activité du groupe fait face à un effondrement dramatique de ses commandes.

 C'est l'un des plus gros coups durs depuis le début de la crise.

Selon nos informations, Keyria, 1 800 salariés, la principale division du groupe Legris Industries, va demander le déclenchement d'une procédure collective ce mercredi au tribunal de commerce de Paris, qui devrait la placer sous le régime de la sauvegarde.

Deux de ses filiales sont déjà en redressement judiciaire et la plupart de sa dizaine d'unités françaises devraient y être aussi placées.
C'est le résultat d'une catastrophe économique qui n'a cessé de s'aggraver ces derniers mois.

Keyria est spécialisée dans la conception d'usines clés en main de fabrication de briques et de tuiles.
Elle travaille notamment avec les constructeurs immobiliers, durement frappés par la crise.

Elle est entrée voilà trois ans dans le groupe Legris Industries, fleuron du patrimoine économique français depuis le milieu du XIXe siècle, toujours aux mains des familles Legris et Jacob, dont elle constitue la principale des trois divisions et représente les trois quarts de son activité.

Dès le dernier trimestre 2008, le signal d'alarme a été tiré, avec une annulation de 140 millions d'euros de commandes (sur un niveau moyen annuel de 300 millions).

Au premier trimestre de cette année, les prises de commandes s'effondrent de 70%. La direction du groupe réagit, élabore un business plan sur la base d'une activité réduite de moitié par rapport aux prévisions.

En difficulté financière, elle négocie avec ses banquiers un protocole d'accords pour renégocier sa dette, qui porte sur 50 millions d'euros de refinancement, avec 12 millions d'euros d'injection de nouveaux fonds propres de la part du groupe.

Parallèlement, un plan, négocié sous l'égide du comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri), à Bercy, prévoit le départ de 500 personnes sur 1 800.

L'ensemble de ces mesures est acté à la fin juillet pour entrer en vigueur à la rentrée. «Un tsunami» Mais, en septembre, le niveau d'activité plonge encore plus, pour se situer à moins de la moitié du niveau attendu.

«C'est un tsunami.

On se situe aux antipodes de ce à quoi on croyait encore trois mois auparavant», réagit Erwan Taton, président du directoire de Legris Industries.
L'accord péniblement élaboré vole en éclats.
Au bout du compte, le groupe Legris prévoit pour cette année un chiffre d'affaires inférieur à 400 millions d'euros contre 745 l'an dernier (et 564 à périmètre comparable, car il a vendu entre-temps son activité historique), et plus de 30 millions d'euros de pertes, essentiellement dues à Keyria, alors qu'il gagnait de l'argent l'an dernier.

«On ne peut pas continuer d'investir à fonds perdus dans un projet qui n'a pas de sens économique », se résigne le président.

Legris veut tenter de sauver ce qui peut l'être en trouvant des repreneurs pour certaines de la trentaine d'unités de Keyria dans le monde.

En attendant, les plans sociaux ont été gelés.

 900 employés sont concernés en France.

 La direction tente coûte que coûte d'éviter que la tourmente n'emporte Legris dans son ensemble.

«Dans sa longue histoire, le groupe a déjà vécu des périodes difficiles et il a toujours rebondi.
Il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas cette fois», espère Erwan Taton.
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