Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Force Ouvrière de Côte d'Or

Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Côte d'Or,2 rue Romain Rolland,Téléphone : 03 80 67 11 51, Fax : 03 80 67 01 10, E-mail : udfo21@force-ouvriere.fr, 21 000 DIJON

Emprunt : les sept «axes» où seront investis 35 milliards d'euros - 201109

Publié le 19 Novembre 2009 par UDFO21 in AFOC 21



V. Gd. A.D. E. L. C.Ch. G. 19 novembre 2009 | Mise à jour : 21:35 Sept axes stratégiques ont été définis : la recherche et l'innovation, la ville de demain, la société numérique, le développement des énergies décarbonées, la mobilité du futur, les sciences du vivant et les PME innovantes. Les 22 membres de la mission ont défini 7 secteurs «axes» d'investissements qui pourraient se décliner en 17 programmes. L'enseignement supérieur et la recherche se taillent la part du lion avec 16 milliards d'euros. Trois agences spécifiques seront créées dans le domaine numérique, énergétique et pour les «campus d'excellence». • Les villes du futur : 4,5 milliards La politique urbaine est la deuxième priorité, en montant de la commission. Mieux aménagées, plus écologiques, les villes de demain, plus denses, devront être remodelées afin de rapprocher les zones de résidence des zones d'activité et faire refluer le «tout voiture». À cette fin, deux fonds gérés par la Caisse des dépôts seraient créés. Un premier, doté de 2,5 milliards, servirait à cofinancer dix programmes urbains pilotes (transports, voitures électriques, réseaux intelligents, gestion des déchets). Un second fonds de 2 milliards serait alloué à la rénovation thermique des logements sociaux les plus énergivores, sous la forme de prêts à taux zéro sur quinze ans. • Les PME : 2 milliards Plusieurs fonds vont être mis en place pour encourager les jeunes PME innovantes dans des secteurs comme la santé, les biotechnologies ou les économies d'énergie. De investisseurs privés et des collectivités locales financeront ces fonds pour compléter les 450 millions apportés par l'emprunt public. Des fonds dotés de 50 millions encourageront l'innovation sociale. Complétant ces actions, Oséo disposera d'1,5 milliard pour permettre aux PME et aux entreprises employant entre 250 et 5000 salariés de grandir. Cela prendra la forme de prêts participatifs. Les dirigeants d'Oséo expliqueront à intervalles réguliers leurs investissements. • L'enseignement supérieur et la recherche : 16 milliards «Un nouvel âge d'or commence pour la recherche.» Valérie Pécresse est une ministre comblée. Avec 16 des 35 milliards prévus, son secteur est le grand bénéficiaire du grand emprunt. L'une des idées fortes sera de favoriser l'émergence de cinq à dix campus de rayonnement mondial qui bénéficieront de dotations, sur le modèle américain, placées sur les marchés. Seuls les intérêts de placement seront utilisés pour les dépenses courantes. Par ailleurs, quatre à six «campus d'innovation » pourraient regrouper formation, recherche appliquée et les entreprises. • Le numérique : 4 milliards Les opérateurs télécoms ont accueilli avec soulagement l'annonce d'une enveloppe de 4 milliards pour le numérique, répartis en 2 milliards sur les réseaux et 2 milliards sur les contenus. «À un moment, le numérique avait disparu du projet : il représente désormais 10% du grand emprunt ! C'est un montant significatif qui permet avec un effet de levier fort de lancer le déploiement dans une large partie du territoire », a réagi Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep. Cette somme pourrait être affectée à un fonds au sein d'une agence pour le numérique. Reste maintenant à préciser les conditions de mise en oeuvre. Le chantier de la fibre optique est évalué à 40 milliards d'euros. Il faut que le privé mette la main à la poche. • Les énergies du futur : 3,5 milliards Avec respectivement sept et cinquante-quatre fois moins d'électricité éolienne et solaire que l'Allemagne, « la France est en retard dans la diffusion des énergies renouvelables », constate la commission Juppé Rocard. Le remède : confier 1,5 milliard d'euros à une nouvelle agence des énergies renouvelables, qui cofinancera avec le privé des projets pilotes dans le captage de CO2, les nouveaux biocarburants ou encore l'énergie marine. S'y ajoutera 1 milliard dédié à cinq à dix nouveaux instituts de recherche. Le nucléaire se verrait enfin doter de 900 millions d'euros supplémentaires pour construire un prototype de réacteur de 4e génération. • La bioéconomie : 2 milliards Le développement des biotechnologies, végétal ou dans le domaine de la santé, est un enjeu stratégique. Dotée d'un milliard d'euros, l'Ademe coordonnera les projets privés et publics des secteurs agricoles et de l'agroalimentaire. Cela permettra par exemple la substitution du carbone fossile par du carbone renouvelable issu de molécules d'origine végétale. En santé humaine, l'essor des biotechnologies et des médicaments sur mesure passe par la création de groupe de volontaires pour les études cliniques. À cet effet, l'Agence nationale de la recherche serait dotée de 500 millions d'euros pour sélectionner cinq centres biomédicaux d'excellence, auxquels s'ajouteront 500 millions pour financer la réalisation d'études cliniques spécifiques. • La «mobilité» : 3 milliards Afin de préparer la nouvelle génération d'avions, de fusées et de satellites, il est proposé d'engager la France dans un programme européen de technologie de rupture à hauteur de 2 milliards d'euros. Oséo serait le gestionnaire de ces fonds sous la direction d'un comité de pilotage regroupant l'État, la DGAC ainsi que le CNES, qui doivent bénéficier à toute la filière aérospatiale. Pour l'automobile, la dotation serait de 1 milliard d'euros. » DOCUMENT - Le rapport complet (en pdf) » L'enseignement supérieur et la recherche érigés en priorité absolue
Commenter cet article