Force Ouvrière de Côte d'Or

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NOUVELLE VERSION DU PLAN DE RESTRUCTURATION DANS LES AIRS

Publié le 27 Février 2007 par UDFO21 in AFOC 21

Airbus
 

Les actionnaires d’EADS se sont finalement mis d’accord sur l’étendue de «Power 8» qui sera dévoilé demain aux syndicats au cours d’un Comité d'entreprise européen.

 
 
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La rédaction du web
de Force Ouvrière
 
 
Jean-Pierre Alliot
Rédacteur en chef
Olivier Le Trouher
Webmaster
Jamel Azzouz
Journaliste
 
 

 

Lors d’un sommet «informel» vendredi dernier en Allemagne, le président Jacques Chirac et la chancelière Angela Merkel avaient appelé ensemble à «un partage équitable des efforts» dans le cadre du plan de restructuration «Power 8» d’Airbus, qui tiraillait Français et Allemands, principaux actionnaires de l’avionneur européen (voir notre article du mardi 20 février). L’appel a, semble-t-il, été entendu depuis. Hier soir, la direction d'EADS, maison mère d’Airbus, a annoncé que son conseil d'administration avait approuvé «à l'unanimité» ledit plan de redressement. Celui-ci sera discuté demain «avec le Comité d'entreprise européen d'Airbus» et «ensuite avec les représentants du personnel au niveau national», a précisé un communiqué du groupe européen d'aéronautique et de défense, dont l’objectif est de «générer 2,1 milliards d'euros à partir de 2010 et 5 milliards d'euros de trésorerie cumulée de 2007 à 2010».


«On va enfin pouvoir y voir plus clair car il fallait sortir de cette situation qui dure depuis septembre et permettre aux salariés de sortir de la période d’angoisse concernant leur avenir», a réagi Jean-François Knepper (FO), président français du Comité d'entreprise européen. Une angoisse notamment alimentée par diverses informations de presse faisant état de cessions ou de fermetures de sites sur le sol européen, terre d’élection d’Airbus. Le journal Les Échos a ainsi affirmé vendredi qu'Airbus allait externaliser plusieurs usines (quatre situées en France, quatre autres en Allemagne, une au Royaume-Uni et une en Espagne). D’après l’édition de lundi d’un magazine allemand (Focus), Airbus cèderait totalement ou partiellement les usines françaises de Saint-Nazaire et de Meaulte, et celles de Nordenham et Varel en Allemagne, selon un compromis entre les deux pays qui prévoirait l’assemblage de l’A320 à Hambourg (nord de l'Allemagne) et celui du futur A350 à Toulouse (sud de la France). Ce magazine a évoqué également une hausse du temps de travail sans compensation salariale pour les salariés de l'avionneur (40 heures hebdomadaire au lieu de 35). Cette dernière information a été hier la seule à être démentie officiellement par la direction d’EADS. Il paraît aussi acquis qu'environ 10.000 suppressions d'emplois sont prévues.

«C’est la fin du tunnel mais aussi le début des problèmes», a prédit Jean-François Knepper (FO), qui a rappelé que son organisation (majoritaire à Airbus) s'opposera «violemment à toute externalisation de sites». En cas de licenciements sec ou de fermetures de sites, il y aura «un feu d'artifice comme jamais Airbus n'en a connu» car «l'équilibre entre France et Allemagne, c'est zéro site fermé tant en France qu'en Allemagne», a-t-il prévenu. Pour la CFDT, citée par le gratuit 20 minutes, «dans la mesure où les Allemands jugeaient la première mouture du plan inéquitable, on peut craindre que les concessions se soient faites côté français». La CGC essaiera «d’en savoir plus auprès des Allemands lors de la réunion de la fédération (syndicale) européenne de la métallurgie, aujourd’hui à Bruxelles pour savoir comment rentrer dans l’arène (demain) lors du comité européen».

Selon les syndicats français, pour sortir de la crise, l'État Français ou les collectivités doivent s'investir plus dans le capital d'Airbus. Une montée en charge des capitaux publics particulièrement défendue par leader de la confédération FO, Jean-Claude Mailly. «Pourquoi les régions françaises ne pourraient pas comme les Länder allemands intervenir financièrement, notamment en matière d'aide à la recherche», se demande-t-il dans un édito à paraître mercredi dans FO Hebdo.

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