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CGT : Thibault nie tout départ anticipé, le flou persiste - 310111

Publié le 31 Janvier 2011 par UDFO21 in AFOC 21

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Les échos 28 janvier 2011

 

CGT : Thibault nie tout départ anticipé, le flou persiste

 

Bernard Thibault a démenti fermement, hier, préparer son départ pour la fin de l'année. Mais plusieurs cadres de la CGT affirment que la question est bien à l'étude.

 

Non, il ne veut pas jeter l'éponge. Non, sa position n'est pas fragilisée. Non, il n'est pas victime de la pénibilité de son travail, ne serait-ce une « sinusite ennuyeuse ». Hier midi, Bernard Thibault a démenti en bloc, dans un communiqué en son nom publié à l'issue d'une réunion d'urgence du bureau confédéral de la CGT, les affirmations publiées le matin même par « Le Parisien ». Selon ce dernier, le leader de la CGT aurait annoncé juste avant Noël, lors d'un séminaire du bureau confédéral (huit personnes dont Bernard Thibault), vouloir quitter son poste « à la fin de l'année » 2011. Soit une grosse année avant la fin de son quatrième mandat entamé en décembre 2009. Lassé, fatigué, contesté après l'échec du conflit sur les retraites, il souhaiterait passer la main et par là même laisser à son successeur le temps de prendre ses marques avant l'élection présidentielle.

 

« Déstabilisation »

Bernard Thibault «  démen[t] très clairement cette information » et crie à la tentative de déstabilisation : « En aucun cas, la CGT n'est en prise à des conflits internes tels qu'ils déstabiliseraient sa direction, écrit-il. Ce fantasme, relayé depuis plusieurs semaines, cherche à déstabiliser la CGT après avoir constaté la part prise par ses militants » dans le conflit des retraites. Il est fier de diriger une centrale qui, « loin d'être déboussolée », est « offensive et lucide ». Bref, « rien qui ne donnerait envie de partir ». Quant à « l'avenir de la CGT et de sa direction, nous procéderons le moment venu -et ce n'est pas encore le cas -selon nos procédures habituelles », évacue-t-il. Dans une formule dont le flou interpelle quelque peu.

 

« La succession n'est pas prête »

S ous couvert d'anonymat, plusieurs cadres de la CGT affirment aux « Echos » qu'un départ dès cette année a bien été évoqué en petit comité. « J'y étais, il l'a dit », affirme un membre du bureau. « Il est usé, plus nerveux qu'avant. Il nous a toujours dit qu'il n'irait pas forcément au bout de ce mandat et il se dit que partir avant la présidentielle ne serait pas idiot », explique un autre haut dirigeant. Selon certains, la question pourrait même être évoquée dès le comité confédéral (le « parlement » de la CGT) des 3 et 4 février. Elle ne figure toutefois pas à l'ordre du jour envoyé aux participants.

 

Alors, à quoi joue « le Sphinx », comme on le surnomme en interne pour son caractère « impénétrable » ? Pour beaucoup, un départ anticipé n'est pas exclu mais reste improbable. « Ce n'est pas la première fois qu'il fait le coup du "attention, si on m'embête trop je pars !" », note un expert social . « Il est sujet aux coups de blues et en a eu un vrai. Mais il finira son mandat, car sa succession n'est pas prête », analyse un patron de fédération. « S'il se précipite et paraît vouloir imposer le successeur de son choix, le terrain ne va pas apprécier du tout », prévient un autre. « Peut-être veut-il en réalité faire sortir les candidats du bois », s'interroge un autre cégétiste. U ne seule certitude : la course à sa succession est implicitement lancée. Nadine Prigent passe pour la favorite de Bernard Thibault, mais les noms de Frédéric Imbrecht, Thierry Le Paon, Eric Aubin, voire Agnès Naton, reviennent aussi. Aucun ne fait, pour l'instant, l'unanimité.

 


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