Force Ouvrière de Côte d'Or

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PRESSE - COMMUNICATION - JEUDI> LE TIERS DES PROFITS ANNUELS DU CAC 40 SUFFIRAIT À FINANCER LE DÉFICIT DE LA PROTECTION SOCIALE - 250311

Publié le 25 Mars 2011 par UDFO21 in Confédération

 

 



L’an dernier, les grandes entreprises françaises qui composent le fameux indice boursier CAC 40 ont vécu une année exceptionnelle. Au vu de leurs résultats 2010, les bénéfices atteignent la somme vertigineuse de 82 milliards d’euros. Soit presque le double de 2009 (44 milliards) et très près du record absolu (97 milliards) établi en 2007, l’année qui a précédé la crise économique. Bref, en 2010, les grandes entreprises n’ont pas connu la crise. 




Du reste, la notion de crise est un concept très relatif pour le CAC 40 puisque, même en 2008 et 2009, au plus fort de la tourmente économique, au moment où la France entrait en récession, où les chiffres du chômage explosaient, les grandes entreprises n’ont jamais cessé de réaliser des profits élevés. Reste que ces 82 milliards de profits posent de multiples questions. 

Il est un stade à partir duquel les montants deviennent tellement colossaux qu’il est difficile de se faire une idée de ce qu’ils représentent concrètement. 

Un exemple permet néanmoins de les remettre en perspective, celui des chiffres de notre système de protection sociale. 

En 2010, ce dernier a dû faire face à un double défi. Crise économique oblige, ses recettes ont diminué tandis que ses dépenses ont augmenté pour faire face aux besoins de la population. 

Moyennant quoi, l’assurance-maladie, l’assurance-vieillesse, les allocations familiales, les retraites complémentaires et l’assurance-chômage cumulées ont connu un déficit de 27,8 milliards d’euros. Soit très précisément 33% des bénéfices des entreprises du CAC 40. 

Dit autrement, le simple tiers des profits du CAC 40 suffirait à équilibrer les comptes annuels de notre protection sociale. 

C’est toute la question de la répartition des richesses entre le capital et le travail, du déséquilibre qui la caractérise et de son coût pour la société qui est ainsi posée.
 

 

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