18 Mai 2007
La grève chez l’opérateur
allemand des télécommunications, Deutsche Telekom, a pris de l'ampleur mercredi contre un projet d’externalisation des activités de services du groupe qui prévoit le transfert de 50.000 salariés
dans une filiale où les conditions de travail et de rémunération seraient très inférieures à celles en vigueur dans la maison-mère (baisse de 9% du salaire et allongement de 4 heures du temps de
travail hebdomadaire).
Avec environ 15.000 salariés en grève, le mouvement s'est amplifié depuis vendredi dernier. Selon le syndicat Verdi, l'organisation du sommet du G8, qui doit se tenir début juin en Allemagne,
pourrait être sérieusement perturbée. Aucun monteur ou technicien ne travaille actuellement à Heiligendamm (nord), où va se tenir le sommet, et à Kühlungsborn (nord), hôte du centre de presse, a
déclaré Jürgen Sauer, porte-parole du syndicat qui avait prévenu que le conflit pourrait durer des semaines si la direction de Deutsche Telekom ne renonçait pas à son plan.
«La porte pour les négociations reste ouverte. Nous voulons trouver une solution commune avec (le syndicat) Verdi. Mais, si l'on n'arrive à aucune solution avec lui, nous pourrions être forcés de
procéder à la vente de branches de services, pour maîtriser les coûts. Et pour les employés, ce serait sûrement la plus mauvaise solution», avait déclaré dimanche le président de Deutsche
Telekom, René Obermann. «Il ne peut y avoir de retour à la table des négociations sur la base de la dernière proposition de Deutsche Telekom», a répondu hier le négociateur de Verdi dans ce
dossier Lothar Schröder. Deux positions difficilement conciliables.