PREMIÈRE SÉANCE DE NÉGOCIATION FIXÉE AU 4 JUILLET

L'Union Départemental FO 21 2 rue Romain Rolland 21000 Dijon vous informe :

Patronat-syndicats
 
Les interlocuteurs sociaux sont convenus hier d’un calendrier pour discuter du contrat de travail, de l'assurance-chômage et de la «sécurisation des parcours professionnels». Des discussions sur lesquelles le gouvernement fait déjà pression.

Les dirigeants des cinq centrales syndicales et du patronat se sont rencontrés hier pour fixer le calendrier de futures négociations sur l’assurance-chômage, la «sécurisation des parcours professionnels» et le contrat de travail. La première séance de négociation «se tiendra le 4 juillet», indique un «relevé de décisions» diffusé à l’issue de cette réunion qui a duré plus de trois heures au siège du MEDEF. Les interlocuteurs sociaux, précise encore le document, «se fixent pour objectif d'aboutir à des avancées significatives qu'ils évalueront à la fin de l'année 2007.

L'ouverture de cette négociation «est historique» et « comme diraient les ados aujourd'hui, c'est énorme», a commenté la présidente du MEDEF, Laurence Parisot. «Ce qui serait historique, c'est de conclure un accord», a relativisé Jean-Claude Mailly (FO). Car, sur le fond, c’est loin d’être gagné, sachant par exemple que le patronat veut inscrire dans le Code du travail la «séparation à l'amiable» entre employeur et salarié pour faciliter les licenciements-express, alors que la plupart des syndicats veulent au contraire renforcer les droits des salariés lors des aléas de leur vie professionnelle
(voir notre article du mardi 19 juin 2007).

«Les points de vue sont assez éloignés», a observé ainsi Jacques Voisin (CFTC). Selon Bernard Thibault (CGT), «tout le monde n'attend pas les mêmes choses» et les interlocuteurs sociaux n’ont fait mardi que «le plus facile», à savoir fixer un calendrier pour achever un «chantier considérable» dans un «laps de temps (…) relativement court». Le délai pour mener ce nouveau cycle de discussions interprofessionnelles est en effet un des problèmes posés.

En Fixant à six mois l'échéance pour évaluer des avancées possibles, patronat et syndicat ont répondu librement à la date butoir déterminée fin mai par le Premier ministre François Fillon. À la veille de leur rencontre, le Premier ministre a d'ailleurs récidivé en envoyant aux interlocuteurs sociaux un «document d’orientation» sur lequel il voudrait voir les discussions s’appuyer. M. Fillon y insiste notamment sur son «attachement à ce que soit examinée dans le détail la proposition de contrat de travail unique». À ce propos, son document insiste sur un certain nombre de «points» devant être approfondis en priorité comme l’«instauration d'un contrat de travail conclu sans détermination de durée se substituant tout ou partie» aux contrats existants; «le régime et la durée de la période d'essai» ; «les modalités de rupture du contrat» ; «les procédures alternatives à la saisine du juge» ou encore «le réexamen des indemnités des licenciements».

La pression du Chef du gouvernement a fait réagir Jean-Claude Mailly (FO), qui, en raison de «la liberté de négociation», refuse de considérer le document de M. Fillon comme «une feuille de route» ou «une lettre de cadrage» et la fin 2007 comme «une date couperet». François Chérèque (CFDT), juge, quant à lui, qu'il est « important que les partenaires sociaux prennent leurs responsabilités» en tentant d'«apporter leurs propres réponses», même si ce sera «très difficile».

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