Notre société a-t-elle vocation à être marchande tous les jours ?
Le dimanche et les jours fériés ne doivent-ils pas être et rester des jours communs de repos ?
Le salarié consacrera t’il tout son temps à sa propre volonté de désir de loisir, famille sport etc.?
Les grands distributeurs ont choisis d’ouvrir leurs magasins le jour de la fête nationale.
Pour FORCE OUVRIERE, le 14 juillet est une date soulignée en rouge, par deux fois, dans nos calendriers : (oui nous sommes des
républicains).
- le 14 juillet 1789, révolution française, où la misère ne pouvait plus être supportée par le peuple, les revendications sont principalement d’ordres
économiques et sociales.
- le 14 juillet 1889, est le jour où fut choisi le 1er mai comme la journée de revendication et de solidarité ouvrière. Dès le 1er mai suivant,
la réduction du temps de travail fut la revendication internationale.
Le débat actuel sur le travail du dimanche et des jours fériés est sérieusement tronqué, se limitant à la consommation et au commerce. Le repos le
dimanche, conquête syndicale du début du XXème siècle, est aujourd’hui menacé par des projets gouvernementaux qui veulent copier comme par exemple l’Espagne pour avoir mis en place de nouveaux
contrats avec la même rémunération le dimanche et la semaine.
Le volontariat souvent invoqué en matière du travail dominicale et des jours fériés au nom du travailler plus, ne pourrait être objectif que s’il n’existait
pas de lien de subordination avec l’employeur. C’est toujours le patron qui embauche, distribue et commande le travail aux salariés dans l’entreprise, y compris les heures
supplémentaires.
Les conséquences des ouvertures du dimanche entraîneraient beaucoup d’autres secteurs d’activités dans le sillage du commerce, notamment comme les sociétés
de nettoyage, les banques, les crèches (pour garder les enfants) etc., et en ce qui nous concerne directement, les transports, ce qui remettrait complètement en cause nos conditions de travail
sans amener de progrès sociale ou rémunération supplémentaires.
C’est un contresens historique pour les salariés de mener une qualité de vie familiale acceptable que de vouloir être contraint à travailler plus (les jours
fériés, les dimanches, les nocturnes etc) …!
Pour information l’Union départementale FORCE OUVRIERE de Côte d’Or signe chaque année avec la région dijonnaise un
accord limitant l’ouverture des magasins à deux dimanches par an (au lieu de cinq comme le rend possible la loi).
Notre rôle de salarié, et encore plus de militants syndicaliste, est d’intervenir chacun à son niveau par ses différents moyens, pour faire comprendre
à nos dirigeants et à la population toute l’importance du choix de vie de notre société.
Sommes-nous en route pour le tout ouvert 7 jours 7 et 24 heures sur 24 ?
La fête nationale en prend un coup,
adieu : LIBERTE, EGALITE FRATERNITE?
Pascal PETITBOULANGER délégué syndical FO STRD, membre du Bureau de l’UD21