Comme lors de la tempête Xynthia ou des inondations dans le Var en 2010, les conséquences des épisodes neigeux des derniers
jours sont très importantes pour les usagers du service public du fait des suppressions de moyens, d’effectifs et de crédits dans la Fonction Publique.
La suppression de centres territoriaux de Météo-France, la désertification départementale des services de l’Etat, la
baisse des crédits d’investissement, d’entretien et d’exploitation des infrastructures de transports et des subventions de l’Etat aux collectivités, l’anéantissement par délocalisation de
services centraux d’expertises comme le SETRA (Service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements), conduisent à affaiblir et parfois détruire les services publics de
proximité.
Ainsi au titre de 2011, les Directions interdépartementales des routes devront à nouveau faire face à une baisse (d’environ
30%) de crédits sur l’entretien et l’exploitation!
Ceci se traduit dés à présent, avant même l’hiver, par l'abandon du déneigement de certaines parties de la voirie (1 voie
déneigée sur 2 parfois), par l'arrêt de l'éclairage des routes en zone urbaine et périurbaine, par une baisse de la fréquence des patrouilles de sécurité et de prévention, par un entretien réduit
de la voirie, par une absence de coordination entre les services publics compétents de l’Etat et des conseils généraux!
Pour Force Ouvrière ces mesures, conséquences des choix budgétaires gouvernementaux et des réformes en vigueur attaquant le
service public (comme les 524 décisions de la RGPP), sont inacceptables. Il n’est pas excessif que d’affirmer qu’elles conduisent à des drames en mettant en péril la sécurité des usagers ainsi
que celle des agents publics.
Une réforme fiscale, juste, égalitaire, redistributive, permettant plus de progressivité en redonnant la priorité à l’impôt
sur le revenu, s’impose afin de permettre le financement des services publics des trois versants de la Fonction Publique qui doivent répondre aux besoins des usagers et de la République
sociale.
Aussi léger soit-il, le flocon de neige peut être lourd de conséquence lorsque les moyens, les effectifs et les crédits
publics ont été gelés. Qui casse le service public, engendre drame et pagaille.