Avant toute chose, Force Ouvrière tient à souligner que sans croissance économique soutenue, c'est-à-dire sans rupture en matière de politique économique,
il n’y a pas de création d’emplois stables, ni de recettes fiscales et sociales suffisantes.
Il n’y a pas de politique de l’emploi déconnectée de la politique économique.
Sur le plan général, le Président de la République, à différentes reprises, en matière de protection sociale collective, de dépendance ou d’emploi, promeut l’individualisation qui conduit à la
privatisation partielle de la couverture sociale et à la mise en place de protections à plusieurs vitesses.
Fusion UNEDIC/ANPE : Force Ouvrière réaffirme son opposition à la fusion qui se fera au détriment des chômeurs et du paritarisme alors qu’un mouvement de rapprochement est
actuellement en cours. L’insistance sur la fraude des chômeurs est stigmatisante.
Assurance maladie : la mise en place d’une franchise n’a rien à voir avec la lutte contre le cancer ou la maladie d’Alzheimer mais vise plus concrètement à réduire le niveau de
couverture sociale.
Retraites : concernant les régimes spéciaux, Force Ouvrière note que le Président de la République n’a pas évoqué de décret ou de calendrier fermé. Pour autant, si on mesure nettement
les remises en cause, on ne mesure pas les progrès éventuels et les jours à venir montreront si le dialogue est possible ou pas.
En liant par ailleurs les régimes spéciaux au rendez-vous de 2008, cela préfigure de nouveaux tours de vis pour tous les salariés. Force Ouvrière rappelle qu’en 2008 elle demandera en particulier
le blocage des compteurs à 40 ans de cotisation.
Hôpitaux : Le financement intégral à l’activité des hôpitaux dénote une méconnaissance de la situation réellement dégradée de l’hospitalisation publique, y compris en raison de la
tarification à l’activité.
Durée du travail : la remise en cause de la durée légale du travail, revendication patronale, est inacceptable.
Négociations : Rappelant son attachement à la liberté de négociation, Force Ouvrière n’accepte et n’acceptera aucune consigne, d’où qu’elle vienne sur le contenu de la
négociation.
Pouvoir d’achat : Attente forte des salariés, le pouvoir d’achat des salaires ne fait l’objet d’aucune annonce concrète immédiate.
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