L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIEREDE COTE D'OR COMMUNIQUE :
Retraites
Les manifestations contre l’allongement de la durée de cotisation retraite à 41 ans ont rassemblé jeudi plus 700.000 personnes à travers la
France.
La journée de mobilisation contre l’allongement de la durée de cotisation retraite à 41 ans a été sans conteste une réussite.
Les manifestations ont en effet rassemblé jeudi, selon les syndicats, plus de 700.000 salariés du privé et du public à travers la France (296.000, d’après la police). Les organisations
syndicales, à l’instar de FO qui tablait sur 500.000 manifestants, ont donc assuré la démonstration de force qu’ils avaient promis.
La plupart des cortèges étaient particulièrement fournis. On a dénombré ainsi 70.000 manifestants à Paris, 60.000 à Marseille, 30.000 à Grenoble, 25.000 à Nantes, Bordeaux et Toulouse, 20.000 au
Mans, 15.000 à Caen, Rouen, Toulon et Le Havre, 12.000 à Lyon, 13.000 à Clermont-Ferrand ou encore 10.000 à Saint-Étienne, Rennes, Lorient, Tours, Angoulême, Tarbes, Montpellier, Nice et Lille.
Si le secteur public était en général bien représenté, notamment avec la présence d’hospitaliers, de territoriaux, d’agents de l'Equipement, de GDF, d'EDF, et des Finances, d’enseignants, de
postiers Poste, de cheminots ou de postiers… les salariés des plus grands secteurs privés, comme le commerce et la distribution, la métallurgie, la chimie ou encore l'aéronautique
(Peugeot-Citroën, Vinci Airbus, Michelin, France Télécom, Renault, Total, Air France…), avaient fourni eux aussi d’importants contingents dans la plupart des manifestations. Ces défilés
n’auraient peut-être pas été aussi imposants si les salariés du privé et du public n’avaient pas été couverts par des appels ou des préavis de grèves. On a mesuré ainsi des taux de grévistes
assez significatifs, notamment à la SNCF (environ 25%), EDF 21%, France Télécom (20%), GDF (17%) à La Poste (12%) ainsi que dans un grand nombre d’entreprises du pays.
Toutes les confédérations syndicales se sont félicitées de ce succès incontestable, avant de sommer le gouvernement de revoir sa copie. Pour Jean-Claude Mailly (FO), «ne pas tenir compte de cette
mobilisation serait une forme de mépris et de déni de démocratie» et «il appartient maintenant au gouvernement de répondre sur tous les points, y compris la durée de cotisation». Sur les
retraites, «il y a de plus en plus de salariés qui contestent qu'il faille augmenter la durée de cotisation et encore accepter une baisse du niveau des pensions. Il faut que le gouvernement
accepte de vraies négociations avec les syndicats», a déclaré également Bernard Thibault (CGT). Selon Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), il faut surtout que «le gouvernement arrête de faire croire
aux Français qu'en passant à 41 ans, on va régler tous les problèmes. Il y a des problèmes de financement, d'élargissement de l'assiette» des cotisations. François Chérèque (CFDT) a souhaité
également «qu'on aborde tous (ces) sujets qui ont été oubliés: l'alimentation du fonds de réserve des retraites, la taxation des stock-options» et le problème des petites retraites. «C'est la
question du financement des retraites, de la protection sociale, et de la solidarité qui est posée», a résumé Jacques Voisin (CFTC), qui s’est demandé «pourquoi ne se la posait-on pas».
Les syndicats attendent maintenant un signe du gouvernement. «Sur la base du succès d'aujourd'hui, si le gouvernement ne change pas d'opinion, cette journée appellera des suites», a averti la
CGT. «S’il devait rester droit dans ses bottes, ça veut dire qu'il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là», a prévenu également Jean-Claude Mailly (FO), qui, lui, s’est déclaré d’ores et
déjà prêt à discuter de nouvelles actions avec les autres syndicats, «en n’excluant a priori aucune d’entre elles, y compris la grève».
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