L’insertion passe aussi par la formation aux TIC - 240908

LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE COTE D'OR VOUS INFORME DE :

23 septembre 2008, par Béatrice Delamer

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) pourraient faire le bonheur de tous, si tout le monde y avait également accès et si tout un chacun bénéficiait des mêmes connaissances pour s’en servir. Or, tel n’est pas le cas. Selon la Direction de la recherche, des études et des évaluations statistiques (
Drees) : deux tiers des ménages à bas revenus [1] ne possèdent pas de micro-ordinateur et 80% de ces ménages n’ont pas accès à Internet.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, cette fracture se double souvent de la « fracture d’usage » : quelles qu’en soient les raisons (freins psychologiques, niveau d’éducation, etc.) : certaines personnes n’ont pas les connaissances nécessaires pour s’en servir.

L’Agence nouvelles solidarités actives (ANSA) et la Délégation aux usages de l’Internet (DUI) ont planché sur cette problématique au sein d’un groupe de réflexion composé d’industriels de l’informatique (comme Microsoft ou IBM), des associations d’usagers, des collectivités locales et des experts depuis mars 2008 et les six projets expérimentaux qu’ils ont conçu vont être présentés le 24 septembre dans le cadre du salon Odebit [2]

Une des expérimentations vise la constitution d’une équipe de « médiateurs numériques » qui puissent dispenser, soit de l’assistance technique, soit de l’accompagnement en cours collectifs ou individuels à destination des personnes en insertion. « Il pourrait s’agir de travailleurs indépendants se faisant rémunérer grâce au Cesu pour compléter leur activité, des animateurs TIC salariés des départements, ou des jeunes amateurs en recherche d’emploi à qui l’on donnerait une formation complémentaire et qui pourraient ensuite être à même de former » explique Marion Liewig, chef de projet à l’ANSA. « Le porteur de projet serait le département dans un premier temps mais pourrait fort bien atteindre le niveau régional »

Autre expérimentation envisagée : la « passerelle numérique vers l’emploi ». Après un repérage des postes à pourvoir dans les TIC [3] des entreprises d’un bassin d’emploi, une formation en alternance serait mise en place : quatre mois en formation complétés par huit mois en entreprise.

Marion Liewig voit dans le cadre de la généralisation du RSA un appel d’air pour réduire la fracture sociale : « Le RSA incite les départements à se doter d’une plateforme unique pour améliorer le taux de contractualisation et faciliter l’accompagnement des bénéficiaires. Pourquoi ne pas saisir cette occasion pour développer l’accès aux TIC et utiliser l’action des travailleurs sociaux pour faciliter l’insertion ? » suggère-t-elle.

Le 6 novembre prochain, ces expérimentations seront officiellement présentées lors d’une manifestation organisée par l’ANSA et la DUI en partenariat avec Ecoter et la Caisse des dépôts et consignations.

[1] La Drees définit les ménages à bas revenus les 10% des ménages ayant les plus faibles niveaux de vie, inférieurs à 620 euros par mois

[2] Table ronde :Contribution des TICS pour favoriser l’insertion des populations en situation d’exclusion de 16 :30 à 17 :30

[3] Numérisation de données, assistance technique, développement de systèmes informatiques, etc.

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