Peut-on encore avoir envie de travailler? - 191209
19 Décembre 2009
Rédigé par UDFO21 et publié depuis
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le 19-12-2009 à 07h01 | Seb Musset - Blogueur associé A l'occasion d'un article très enjoué de Valeurs Actuelles sur la résignation des travailleurs, Seb
Musset revient sur les évolutions du travail avec la crise, et sur l'émergence de modèles alternatifs. Policiers anti-émeute devant l'usine Renault de Vilvorde - Pierre Carles « Travail » et «
chômage », c’est comme « progrès » et « UMP » : Des marques déposées et censées ne pas aller l’une sans l’autre. D’où une montée de l’angoisse populaire alors que les chiffres du chômage (et de
l’emploi précaire son corollaire) explosent et que le gouvernement pris en flagrant délit de ratage de progrès en minimise la portée derrière des catégories cache-misère. Valeurs Actuelles,
magazine de droite néo-conne catapultant le Fig Mag au rayon coloriages pour gauchistes, publie dans un numéro d’octobre dernier titré « le grand soir attendra » un extrait de la note conjoncture
de l’association de DRH Entreprise et personnel (en collaboration avec l’institut Supérieur du Travail) infirmant celle alarmiste de 2008 : « L’insurrection sociale promise par certains à fait
pschiit. » (sic) Le rapport se félicite de la collaboration active des organisations syndicales dans la gestion de la crise en 2009. A l’instar du gouvernement, le rapport est confiant : Il n’y
aura pas de grands mouvements sociaux à redouter en 2010 tant que les français seront inquiets pour leur emploi. La pulsion de révolte du travailleur moderne est donc liée à son sentiment de
sécurité. Logique libérale : plus la victime est brimée, abusée, déprimée, moins elle se révolte. L’espace de deux générations, le travailleur français, ce héros social qui avait tant obtenu au fil
des luttes, s’est métamorphosé en salarié anonyme, isolé, stressé et suicidaire, collaborateur de bourreau par peur de perdre un petit confort générique à obsolescence accélérée, réduit à vénérer
sur facebook son frère d’armes qui, lui, a eu l’audace de braquer le fourgon de son employeur. Un bref retour en arrière s’impose pour comprendre les mécanismes qui sous-tendent ce renversement des
valeurs au profit des exploiteurs.
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