Retraités actions communes

Les retraités de l'UD Force Ouvrière de côte d'Or ,ont participé avec les autres organisations syndicales à une troisième réunion qui s’est déroulée le lundi 12 février 2007 
 
Cette réunion a été l’occasion pour les participants d’élaborer le tract ci-dessous dans le cadre de la semaine d’action qui se déroulera la semaine du 26 mars au 1er Avril 2007
 
 
FO . CFDT . CGT . CFTC . FSU . UNSA . FGR-FP . CFE-CGC 
 
Retraités :
il est urgent de se faire entendre
 
En agissant ensemble pour imposer le droit de vivre dignement sa retraite.
 

Les difficultés de vie à la retraite sont de plus en plus flagrantes tant l’écart se creuse entre les besoins immenses et souvent nouveaux selon les tranches d’âge et des pensions qui régressent. Les augmentations de ces dernières années ont été laminées par le coût de la vie. Le budget des retraités subit plus frontalement encore les effets des hausses de prix des dépenses incompressibles (alimentation, logement, électricité, gaz, carburant, impôts, santé, transports, mutuelle, etc…).
 
Les retraités aspirent à plus de pouvoir d’achat et considèrent que c’est la priorité des priorités. 60% des retraités perçoivent une pension inférieure à 900 € par mois.
 
Près de la moitié des retraités, dont une très grande majorité de femmes, sont en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire qu’ils tentent de vivre, ou plutôt de survivre avec moins de 775 € par mois. De plus, le montant moyen de la pension de réversion est de 660,84 €. Les femmes ont une retraite inférieure à celles des hommes de 38% et représentent 83% des bénéficiaires du minimum vieillesse, 75% des bénéficiaires du minimum contributif et 44% seulement d’entre elles ont pu valider une retraite complète.
 
 
Bénéfices, grandes fortunes, exonérations en tous genres, cadeaux fiscaux…..L’argent existe et il est possible de répondre aux besoins des retraités. (Exemple : 25 milliards d’euros d’exonérations patronales dans le budget 2007 de l’état sans créations d’emplois.) Il est donc possible de redistribuer aux retraités la part des richesses qu’ils ont créées dans leur vie professionnelle.
 
Ensemble, exigeons :
 
· Une revalorisation substantielle des retraites et pensions par de nouvelles ressources (créations d’emplois, taxation des produits financiers etc…)
 
· Un coup de pouce significatif pour les basses pensions et pensions de réversion.
 
· L’alignement du minimum de pension nette ou le minimum de traitement sur le SMIC net (environ 1000€)
 
· Une meilleure prise en charge de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie et sa gestion par la Sécurité Sociale.
 
· Une prise en charge réelle dans l’accès aux soins pour tous.
Actions envisagées :
Conférence de presse
Demande d'audience au Préfet de région
Distribution de tracts etc..
Prochaine réunion : mardi 06 mars 2007
 
Pour FO la retraite n'est pas un entraînement à la mendicité , mais un droit acquis Il est de notoriété publique que les retraités subissent une baisse du pouvoir d'achat pénalisante, qui contribue à créer de nouvelles inégalités et à détruire le lien intergénérationel qui fonde les principes de solidarité.
Les retraités ont leur place dans le débat pubic, qui doit nous conduire à redonner confiance dans la répartition, à convaincre les jeunes que la solidarité n'est pas une valeur démodée et, à cesser de penser et d'affirmer que nos régimes courent à la faillite.

Communiqué
 
Dépendance des personnes âgées :
FO considère le projet du gouvernement « séduisant mais incohérent »
 
Lors de la 2ème conférence annuelle sur la dépendance, Philippe BAS, ministre délégué aux personnes âgées, s’est prononcé en faveur de la mise en place d’une « couverture complémentaire solidaire du risque dépendance ». Celle-ci aurait selon lui pour but de « contribuer au financement de la part laissée à la charge de la personne âgée ou de sa famille » et constituerait une nouvelle étape dans « la création d’une cinquième branche de la protection sociale ».
 
Comment ne pas s’accorder sur le fait qu’il est urgent de relever le défi du financement de la dépendance, et qu’il est inconcevable dans notre société que le reste à charge pour les familles ou la personne âgée soit en moyenne aux alentours de 1500 euros, soit environ 50 % du coût totale de la dépendance et un montant bien au-delà de la retraite de la plupart des personnes âgées dépendantes.
 
Mais cependant, nous nous devons de relever certaines incohérences dans les annonces ministérielles et rappeler nos revendications. Tout d’abord, si il est décidé d’instituer une cinquième branche de protection sociale, avec la CNSA à sa tête comme le préconise Philipe BAS, allons alors jusqu’au bout de la logique. La gestion de la dépendance et de ses prestations devra donc relever de la sécurité sociale, garante de l’égalité de traitement, et non des départements. La CNSA, tout comme les autres les caisses nationales, devra relever d’une gestion paritaire.
 
De plus, pour la confédération Force Ouvrière, si un financement nouveau doit être mis en place, pour la prise en charge de la dépendance, il devra se faire sous la forme d’une cotisation solidaire. Ainsi cette cotisation permettrait de financer une nouvelle prestation spécifique qui ne laisserait pas perpétuer cette situation inacceptable qu’une prise en charge décente de la dépendance est inaccessible à beaucoup de personnes âgées.
 
Nous resterons particulièrement vigilant à toutes les prochaines évolutions sur ce dossier, notamment au regard du très prochain rapport GISSEROT. Les personnes âgées dépendantes doivent pouvoir bénéficier des mêmes prestations, des mêmes conditions d’hébergement, ou de la même prise en charge à domicile sur l’ensemble du territoire, garantie que seule la Sécurité sociale peut aujourd’hui apporter.
  
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