28 Mars 2011
Dès
la fin des années 70 aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) finit par être alertée par la multiplication de rapports mettant en évidence la toxicité de l’aspartame, un additif
chimique remplaçant le sucre. Le président Reagan arrive au pouvoir et nomme au gouvernement un certain Donald Rumsfeld, dirigeant de Searle, la firme pharmaceutique qui le fabrique. Le futur
belliqueux secrétaire d’État à la Défense est toujours actif dans le secteur: après l’avoir dirigé, il est toujours l’un des gros actionnaires de Gilead, à qui l’on doit le brevet du Tamiflu, cet
anti-grippe fort onéreux pour l’État français. Quoiqu’il en soit, à la FDA, les gêneurs sont écartés et un nouveau rapport ne trouve rien à redire à l’aspartame qui est alors commercialisé dès
1983 en énormes quantités. Ce n’est pas des choses qui arriverait en France mais c’est, en tous cas, ce qui apparaît dans l’enquête menée pour le documentaire «Notre poison quotidien», récemment
diffusé au petit écran.