25 Janvier 2011
Jusqu’à maintenant, le gouvernement a assuré la protection du consommateur sur Internet à grands coups de chartes déontologiques et de «bonnes pratiques». Aujourd’hui
l’e-commerce électronique commence à atteindre des enjeux considérables, passant de 25 milliards d’euros en 2009 à 31 milliards en 2010, et l’on voudrait bien rassurer l’e-consommateur. Le
nouveau secrétaire d’État à la Consommation s’est dit prêt à mieux encadrer, mais il poursuit la même politique en se tournant pour ce faire vers la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente
à distance), représentant aujourd’hui près de 500 entreprises et plus de 700 sites internet. Pour «favoriser un développement équilibré du e-commerce», Frédéric Lefebvre lui a aimablement demandé
d’établir elle-même «un état des difficultés qu’elle pourrait constater», et «qui nécessiteraient d’accroître les contrôles ou de modifier la régulation du secteur de la vente en ligne». Bref,
une demande d’autorégulation en bonne et due forme...