
Au lendemain de l’élection présidentielle de 2012, le secrétaire général
de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, dit espérer, sur le plateau de "C à dire ?!", pourvoir "mieux discuter" avec le président élu en comparaison avec son prédécesseur.
Dimanche, "la démocratie a joué. Il y a un fort taux de participation. Le résultat n’est pas, en soi, une surprise, si l’on regarde les sondages des dernières semaines. Et en tous les cas,
désormais, il y a à la fois des questions de méthodes et des questions de fond" qui se posent. "Par exemple, sur la méthode, j’aimerai bien que l’on ait demain un président qui préside, un
Premier ministre qui gouverne, et que tout ne se décide pas à l’Elysée, parce que cela pose des problèmes de démocratie à un moment donné. D’autre part", souligne-t-il, "dire souhaiter qu’il y
ait un dialogue, cela ne veut pas dire que l’on est d’accord, mais (qu’il y a) un dialogue respectueux. Après, sur le fond, ce n’est pas les dossiers qui vont manquer, compte tenu du
contexte".
Jean-Claude Mailly sur France 5 par Force_Ouvriere
Dans les prochains jours, poursuit le syndicaliste, "il va y avoir notamment quelque chose de très important, même si nous ne sommes pas directement concernés en tant que syndicat : c’est tout le
chapitre européen. Avec ce qui va se passer au niveau européen le 23 mai et par la suite - la situation en Grèce" et le choix qui va être fait -, "est-ce qu’il va y avoir une vraie renégociation
des traités ou pas ?" La question "n’est pas obligatoirement d’aller au clash" avec l’Allemagne, "mais on peut, comme on dit (...) taper du poing sur la table" et se faire respecter. "Tout le
monde constate, c’est vrai pour la Grèce, c’est vrai pour l’Italie, c’est vrai pour l’Espagne, qu’avec les logiques d’austérité, on ne sort pas de la situation, des difficultés économiques et de
la crise. Et cela finit par poser des problèmes politiques lourds (...) Donc, il faut sortir de cette logique. Et ce n’est pas en faisant un amendement ou un petit complément de croissance au
traité actuel que l’on changera les choses."