30 Mai 2013
«Même si le réseau date de Napoléon, les
sous-préfectures ont un rôle essentiel au sein de notre société. En milieu rural, la sous-préfecture reste le dernier relais entre le citoyen et l’État. La RGPP a supprimé la présence de l’État
dans la quasi-totalité des arrondissements de province, les services publics disparaissent les uns derrière les autres, seule cette administration demeure pour l’instant. Les sous-préfectures
sont au service des usagers, qui peuvent effectuer gratuitement diverses démarches administratives (carte grise, permis de conduire, titre de séjour...). Outre ces missions régaliennes, elles
sont aux avant-postes pour lutter contre le chômage. Elles ont un rôle technique, de coordinateur et d’expertise que recherchent les élus locaux avec les différents services de l’État. Elles
conseillent en toute impartialité les collectivités territoriales en matière de développement économique et d’aménagement du territoire. De même, elles contribuent à mobiliser les différents
corps de sécurité (police, gendarmerie, pompiers) en cas d’événements ou de catastrophe exceptionnels. Il est anormal que dans notre démocratie aucun débat n’ait eu lieu dans les assemblées
parlementaires sur l’avenir du service public, alors qu’au regard de l’évolution des missions, les agents attendent des moyens humains et la formation nécessaires pour préserver un service public
de qualité.