16 Mai 2007
Le nouveau président, M.
Sarkozy, a achevé hier sa série de consultations avec les interlocuteurs sociaux, en recevant en bilatérales les secrétaires généraux de FO et de la CFTC. Ces
entretiens, comme ceux de la veille, ont porté essentiellement sur la forme, à savoir la méthode retenue par M. Sarkozy pour engager ses réformes économiques et sociales.
«Il n'y aura pas de passage en force sur les dossiers sociaux. Il y aura un respect du dialogue social nous a assuré M. Sarkozy», a rapporté le leader de FO,
Jean-Claude Mailly. Le président élu «a confirmé qu'il n'avait pas l'intention de faire autrement que de passer par le dialogue social, et que par voie de conséquence il était prêt à
ouvrir un certain nombre de sujets de concertation» avec les interlocuteurs sociaux, a indiqué de son côté le dirigeant Jacques Voisin. Le projet de loi sur les heures supplémentaires sera
présenté ainsi «en juillet, pour la partie exonération de charges» et «il est prévu une consultation là-dessus avant juillet», a précisé FO. Ce qui ne manquera pas de
soulever notamment le problème de la durée du temps de travail des salaires.
Sur l’institution d’un service minimum dans les transports publics en cas de grève – mesure à laquelle sont hostiles tous les syndicats – M. Sarkozy s'est voulu, là aussi, rassurant. «Si des
négociations rapides, entreprise par entreprise, se mettent en place et débouchent sur une alarme sociale telle qu'elle existe à la RATP ou à la SNCF, il n'y voit pas d'inconvénient», a rapporté
notamment Jean-Claude Mailly. Autrement dit, le recours à la loi ne serait plus un passage obligé. Sur ce dossier, Jaques Voisin a ajouté que le futur gouvernement
«allait décider des échéances très vite et qu'on rentrerait rapidement dans le vif du sujet». Quant au «contrat de travail unique», autre projet dans les cartons, «il a dit qu'il laisserait
(également) le temps à la négociation», selon le dirigeant de la centrale chrétienne.
L’ensemble de ces questions feront l’objet de discussions plus approfondies lors des rencontres bilatérales, celle-là officielles, qui sont prévues autour du 25 mai. Et comme l’a souligné
le secrétaire général de FO, on mesurera alors si l’ouverture affichée de M. Sarkozy sur le social sera illustrée par ses actes
