ÉRIC BAR, TECHNICIEN DE MAINTENANCE À EURODISNEY, À MARNE-LA-VALLÉE (SEINE-ET-MARNE)
Je suis technicien de maintenance à EuroDisney, à Marne-la-Vallée, dans la Seine-et-Marne. Je m’occupe de l’entretien des machineries des scènes de
spectacle. Il y a sept scènes principales, sur les deux parcs.
Il faut réparer les accroches
des décors, les rideaux d’eau, les machines à fumée, les effets lumineux ou les effets pyrotechniques. On s’occupe, en fait, de tout ce que les spectateurs ne voient pas.
On travaille trente-cinq heures par semaine. Depuis décembre, un avenant à la convention collective donne à l’employeur la possibilité d’une plus grande flexibilité et d’une polyactivité pour les
salariés. Il y a un contingent de cent vingt heures supplémentaires par an, et elles sont obligatoires si le patron le demande. Avec la polyactivité, dans la même journée un salarié peut faire,
par exemple, la restauration une partie de la journée et la sécurité de la parade pendant le reste de son temps, mais sans compensation salariale.
On est payés au minimum et les salaires sont plus bas que dans le reste de la région parisienne, avec des contraintes de travail le samedi et le dimanche, sans compensation. On peut être amenés à
travailler la nuit ou tôt le matin, ou tard le soir. Il n’y a que pour la nuit, entre 22h et 5h du matin, qu’il y a une prime. Notre syndicat FO s’est opposé à
l’avenant sur le temps de travail signé par la CGT, la CGC et des autonomes. On a gagné, mais il y a eu un deuxième avenant, avec deux syndicats de plus, la CFTC et un autre syndicat autonome.
Alors l’avenant a été appliqué.
En septembre on a fait une semaine de grève pour les salaires, avec tous les syndicats, sauf la CGC. On était mille à mille deux cents, sur les douze mille salariés d’EuroDisney. On demandait
deux cents euros par mois pour tous et on a obtenu 50 euros minimum pour tous et 3% d’augementation en moyenne, avec une prime exceptionnelle de cent euros pour tous en novembre.
Notre syndicat existe depuis 1994. J’ai adhéré en 1997. On est environ quatre-vingt-dix et on voudrait, cette année, dépasser les cent.
Depuis deux ans on recueille les cotisations par prélèvement automatique, pour éviter le turn-over ambiant. Il y a un énorme turn-over, dans le parc. Avec les CDD, l’intérim, etc., ça fait
environ trente mille salariés qui traversent EuroDisney dans l’année. Pour stabiliser le syndicat et pour le développer, on fait un bulletin, Les Nouvelles et en plus, après chaque séance de
négociation, on fait un bulletin d’information rapide qu’on affiche partout.
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